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Les années lumière, ICI Première.

Le SRAS-CoV-2 deviendra-t-il saisonnier?

Publié le 18 avril 2021
Des Ottaviens sont assis sur l'herbe dans le parc, séparés en petits groupes restreints.
De nombreux résidents d'Ottawa ont profité du beau temps pour se retrouver au parc Major, en cette 3e vague de la pandémie.PHOTO : Radio-Canada / Rémi Authier

Le Québec a connu une accalmie de la transmission du SRAS-CoV-2 l'été dernier, et le premier ministre François Legault a affirmé cette semaine qu'il espérait que le scénario se reproduise avec l'arrivée de la belle saison. Mais que dit la science à ce sujet? Les conditions météorologiques estivales ont-elles réellement un effet sur le virus lui-même? Alexandre Touchette s'est intéressé cette semaine aux études publiées depuis quelques mois au sujet de l'incidence des saisons sur la transmission de la COVID-19.

Dès le début de la pandémie, des chercheurs ont analysé ce qui se passait dans les différentes régions de la Chine pour tenter d’isoler des facteurs environnementaux qui pourraient contribuer à freiner ou à accélérer la transmission du SRAS-CoV-2. Plusieurs virus respiratoires comme l’influenza suivent des cycles saisonniers dans les climats tempérés et on voulait vérifier si la COVID-19 allait se comporter de la même manière.

Malgré de nombreuses études qui portent entre autres sur la température, l'humidité, le rayonnement ultraviolet (UV) et la pollution de l'air, il n’a pas été possible d’établir de relation claire entre ces facteurs environnementaux et les variations du taux de transmission de la COVID-19. Cela ne veut pas dire que les facteurs saisonniers n’ont pas d’incidence, mais qu’ils sont peut-être simplement noyés par l’effet de variables ayant des effets plus marqués, comme les restrictions de voyages, la distanciation, le port du masque et l’intensité du dépistage.

Le fait que la population n’ait pas encore développé d’immunité contre ce nouveau virus modifie aussi la donne au début de la pandémie. Il est toutefois fort possible que le SRAS-CoV-2 devienne endémique avec le temps, à l'instar d'autres coronavirus bénins qui causent des rhumes saisonniers. Dans ce cas, un nouveau variant de la COVID-19 pourrait émerger chaque année quelque part dans le monde, devenir dominant et se mettre à infecter une partie de la population qui n’a pas encore d’immunité, entraînant ainsi un cycle annuel saisonnier semblable à celui de la grippe.