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Les années lumière sur ICI Première.

Le défi d'identifier les effets secondaires rares des vaccins

Publié le 11 avril 2021
Une fiole du vaccin d'AstraZeneca repose sur une table
Une fiole du vaccin d'AstraZenecaPHOTO : Radio-Canada / Amélie Desmarais

Le vaccin AstraZeneca a de nouveau fait les manchettes, cette semaine, quand l'Agence européenne des médicaments a confirmé que des thromboses accompagnées d'une chute des plaquettes sanguines devaient être répertoriées comme des effets secondaires possibles du vaccin. L'agence a toutefois précisé que l'équilibre entre les risques et les bénéfices demeurait en faveur de l'utilisation du vaccin, comme quoi le danger de contracter la COVID-19 est beaucoup plus élevé que celui associé aux rares cas de thromboses qui ont été rapportés. Alexandre Touchette s'est intéressé au phénomène.

Les différents pays européens rapportent un taux de thrombose qui varie entre 1 cas sur 100 000 et 1 cas sur 250 000 personnes immunisées avec le vaccin AstraZeneca. Ce taux est extrêmement faible, étant donné que le risque de faire une thrombose dans la population générale varie de 1 à 2 sur 1000 personnes par an. Toutefois, les types de thromboses associés au vaccin, des thromboses splanchniques ou du sinus cérébral, sont extrêmement rares, et le fait qu'elles étaient associées à une baisse des plaquettes sanguines a soulevé la suspicion des spécialistes.

Le lien de cause à effet entre le vaccin et les thromboses n’est pas encore confirmé, mais on a constaté qu’au lieu de développer des anticorps contre le virus de la COVID-19, les personnes affectées développent des autoanticorps dirigés contre leurs propres plaquettes. Cette réaction auto-immune fait baisser le taux de plaquettes, qui s'agrègent entre elles et provoquent un caillot de sang. D’autres vaccins peuvent causer, dans des cas très rares, des réactions du même type qui peuvent entraîner des problèmes comme le syndrome de Guillain-Barré.

Évidemment, on veut réduire au maximum les risques quand on vaccine des gens en bonne santé, mais il faut se rappeler que tous les vaccins et tous les médicaments peuvent entraîner des effets secondaires rares et que l’on tolère ces risques pour bénéficier des avantages. On rapporte par exemple de 10 à 15 nouveaux cas de thromboembolies par an pour 10 000 femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux. Un taux de 1 cas sur 1000 qu’il faut mettre en perspective avec les risques de 1 sur 100 000, voire de 1 sur 250 000 qui sont associés au vaccin AstraZeneca.