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Les années lumière, ICI Première.

L’iniquité vaccinale complexifie la lutte contre la COVID-19

Publié le 4 avril 2021
Un scientifique injecte une dose de vaccin à la planète Terre.
On estime qu’il faudrait 11 milliards de doses de vaccin pour donner les deux injections nécessaires au développement d’une bonne immunité à 70% de la population mondiale.PHOTO : getty images/istockphoto / Nastco

La seule façon d'enrayer la pandémie, c'est de mettre en place une bonne collaboration au niveau international. En matière de vaccins, le clivage entre pays riches et pauvres a toutefois laissé les plus démunis avec bien peu d'options
pour s'en procurer. Renaud Manuguerra-Gagné revient sur cette inégalité qui pourrait grandement complexifier la lutte contre la COVID-19 à l'échelle internationale.

Présentement, plus de 600 millions de doses de vaccins ont été produites, tandis qu’environ 8,6 milliards de doses des différents vaccins contre la COVID-19 ont été achetées ou réservées dans le monde. De ce nombre, 4,6 milliards de doses ont été achetées par des pays riches : c’est donc environ 16 % de la population mondiale qui possède presque 60 % des doses disponibles.

À ce rythme, les pays riches devraient avoir vacciné la majorité de leur population d’ici la fin de l’année, tandis que certains pays pourraient devoir attendre jusqu’en 2023. Ce débalancement empêche non seulement plusieurs pays moins nantis de protéger leur population plus vulnérable, mais représente aussi un risque pour l’évolution de la pandémie ainsi que l’apparition de nouveaux variants.