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L’usine de biométhanisation de St-Hyacinthe : Reportage d'Alexandre Touchette

L’usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe : reportage d'Alexandre Touchette

Publié le 4 avril 2021
Vue panoramique de trois silos.
Les installations produiront annuellement 13 millions de mètres cubes de gaz naturel, prévoit-on.PHOTO : Ville de Saint-Hyacinthe

Le gouvernement québécois veut interdire l'enfouissement des matières organiques, qui constituent encore la moitié des déchets qui se retrouvent au dépotoir. Pour y arriver, les municipalités devront donner un coup de barre important, et l'une des manières d'y arriver est de faire la biométhanisation de la matière organique. Alexandre Touchette nous explique comment, depuis plus d'une décennie, la municipalité de Saint-Hyacinthe, située à 50 kilomètres de Montréal, joue un rôle de leader dans ce domaine.

L’usine de biométhanisation de Saint-Hyacinthe traite chaque année plus de 200 000 tonnes de matière organique qui proviennent de l’industrie agroalimentaire, des marchés d’alimentation et des boues de la station d’épuration des eaux usées. Des matières qui étaient auparavant enfouies à grands frais et qui génèrent maintenant des revenus importants.

La matière organique liquéfiée par broyage est pompée dans des biodigesteurs, qui sont d’énormes réservoirs d’une capacité de 1 800 000 litres chacun. Ce liquide chauffé à 37 °C fermente et est transformé par des bactéries anaérobies en biogaz, qui est ensuite traité pour en extraire les impuretés. Une fois purifié, ce méthane renouvelable est identique au gaz naturel d’origine fossile, mais est vendu trois fois plus cher aux entreprises qui veulent améliorer leur bilan carbone.

Le procédé génère aussi un sous-produit solide, appelé digestat, qui est séché pour être transformé en terreau et en granulés qui servent d’amendement de sol. L’usine de Saint-Hyacinthe a une capacité de 13 millions de mètres cubes de biogaz par an, qui est utilisé pour le chauffage des bâtiments et comme carburant pour les véhicules municipaux, et le surplus est injecté dans le réseau de distribution d’Énergir.