•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Variants du SRAS-CoV-2 : une course contre la montre

Illustration de la réplication du coronavirus.
Il y aurait trois variants d'intérêt en ce moment au Canada: les variants britannique, brésilien et sud-africain.PHOTO : getty images/istockphoto / Sener Canoz
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 31 janvier 2021

Depuis deux mois, les annonces concernant les nouveaux variants d'intérêt soulèvent beaucoup d'inquiétudes. Partout au pays, des chercheurs mettent au point des stratégies pour tenter de les repérer rapidement. Le point avec Renaud Manuguerra-Gagné.

Pour traquer ces variants, les chercheurs utilisent le séquençage génétique : une analyse du génome de virus provenant de patients infectés afin de repérer des variants d’intérêt. Cette méthode est la clé pour différencier un variant du virus d’un autre. Collecter ces données génomiques est essentiel pour guider les décisions gouvernementales importantes, notamment pour l’application des quarantaines, la durée des confinements ou l’ouverture et la fermeture d’écoles ou de commerces.

Ce que les experts craignent de voir apparaître sont des variants dotés de mutations qui rendent le virus plus contagieux, des variants qui entraînent des symptômes plus graves ou des variants résistant aux vaccins. Il faut rappeler que tous les variants ne sont pas égaux aux yeux des chercheurs. Les mutations dont ils découlent sont des phénomènes aléatoires, de simples erreurs de copie qui se produisent dans le matériel génétique du virus. La plupart de ces mutations n’ont aucun effet, tandis que d’autres peuvent nuire au virus. Mais certaines peuvent donner des avantages à celui-ci, comme lui permettre de mieux survivre ou de se propager plus rapidement.

Deux éléments font office de drapeaux rouges lorsque vient le temps de distinguer un variant régulier d’un variant d’intérêt : un nombre de mutations anormalement élevé, ainsi que la présence de mutations à des endroits clés du virus, notamment la fameuse protéine S. Cette dernière permet non seulement au virus d’entrer dans nos cellules, mais elle est aussi la cible principale de notre système immunitaire. Un changement à sa surface peut non seulement augmenter sa contagiosité, mais également lui permettre d’échapper à nos anticorps.

À l'heure actuelle, 5 % des cas de COVID-19 font l’objet d’un séquençage génétique au Canada, et selon plusieurs chercheurs, l’idéal serait d’augmenter ce nombre à 10 % des cas.