•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le phénomène céleste STEVE : Explications avec A. Touchette

Les années lumière, ICI Première.

Des photographes amateurs contribuent à l'avancée des connaissances sur le phénomène STEVE

Prise au bord d'un lac, cette photo d'un ciel étoilé montre l'arc lumineux mauve et les lignes vertes parallèles qui apparaissent lors des phénomènes STEVE qui sont associés aux aurores boréales.
Prise à Little Kenosee Lake en Saskatchewan, cette photo montre l'arc mauve et les piquets de clôture verts associés au phénomène STEVE.PHOTO : Neil Zeller
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 10 janvier 2021

Depuis quelques années, une étroite collaboration entre des photographes amateurs et des chercheurs a permis d'approfondir les connaissances sur STEVE, un phénomène atmosphérique lumineux associé aux aurores boréales. Le sujet avait été abordé à l'émission en 2018, lors de la parution d'un premier article scientifique qui confirmait l'existence de ce phénomène auparavant inconnu. Alexandre Touchette fait le point cette semaine sur la recherche dans ce domaine.

Découvert il y a quelques années par des photographes amateurs de l’Alberta, STEVE est un phénomène qui se manifeste en deux parties distinctes. La première est un arc étroit de couleur blanche ou mauve qui traverse le ciel les nuits où les aurores boréales sont particulièrement intenses. La deuxième, qui n’est pas toujours visible, se présente comme une série de lignes parallèles vertes appelées « piquets de clôture » dans le jargon.

Des chercheurs estiment que STEVE serait la manifestation lumineuse des dérives ioniques subaurorales, qui sont le fruit d'interactions entre la magnétosphère et les vents solaires. Ces dérives ioniques sont des courants de plasma à plus de 5600 degrés Celsius qui circulent à 36 000 kilomètres-heure dans l’ionosphère. Les conditions extrêmes dans ces courants seraient propices à des phénomènes de fluorescence et de chimiluminescence qui expliqueraient les couleurs de STEVE.