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Des volontaires pour être contaminés par le coronavirus : Le point avec G. Harel

Les années lumière, ICI Première.
Rattrapage du 26 avr. 2020 : COVID-19 – vaccin et âgisme biologique

Des volontaires pour être contaminés par le coronavirus : Le point avec G. Harel

Prêts à se faire infecter par la COVID-19 pour mettre au point un vaccin

Un gros plan d'une seringue avec un vaccin.
Recherche pour un vaccin contre le coronavirus.PHOTO : Getty Images / Marian Vejcik
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 26 avril 2020

Près de 4000 personnes ont déjà donné leur nom à un organisme qui recrute des volontaires pour un éventuel essai clinique, dans le but de mettre au point un vaccin. Infecter délibérément des gens pour la science, ça s'est déjà fait, nous explique Gino Harel. Plusieurs conditions doivent cependant être réunies.

C’est l’organisme 1 Day Sooner qui a lancé l’invitation aux gens de contribuer à la mise au point rapide d’un éventuel candidat-vaccin en se portant volontaires pour être infectés. Avant de l'être, un premier groupe de participants aurait reçu un vaccin à l’essai. Pour le deuxième groupe, ce serait plutôt un placebo.

C’est ce qu’on appelle une étude de provocation. Plusieurs spécialistes décrivent aussi ce type d’études en parlant de modèles d’infections contrôlées chez l’humain.

Plusieurs paramètres doivent en effet être contrôlés dans ce type de recherches, rappelle Beth Kirkpatrick, chercheuse et spécialiste des maladies infectieuses à l’Université du Vermont. Elle a elle-même mené diverses études du genre dans le cadre de la conception de vaccins contre le choléra et la dengue.

La seule étape servant à mettre au point le modèle qui serait mis à l’essai peut prendre des années, voire des décennies, souligne-t-elle.

Une dame dans la cinquantaine, portant des lunette, à la longue chevelure et vêtue d'une veste blanche, sourit pour la caméra.

La docteure Beth Kirkpatrick est directrice d'un centre d'essais de vaccins au Larner College of Medicine, à l'Université du Vermont.

Andy Duback

Les bioéthiciens que nous avons consultés rappellent aussi la multitude de questions éthiques qui doivent être prises en compte avant même d’autoriser une étude de provocation d’infection, même si les participants et participantes à un tel essai clinique devaient en principe être jeunes et en santé.

Plusieurs variables demeurent inconnues au sujet de la COVID-19. Cela rendrait difficile de déterminer la dose d’infection à laquelle d’éventuels volontaires devraient être exposés. On ne dispose pas non plus de traitement dans l’éventualité où l’infection provoquée dégénérerait en maladie grave dans le cadre de l’essai clinique. Il faudrait aussi considérer les risques de propagation que poseraient les participants à l’étude pour leur communauté.

Certains experts estiment néanmoins que la voie des études de provocation doit être envisagée dans le contexte de la pandémie actuelle.