•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les années lumière, ICI Première.
Les années lumière, ICI Première.
Audio fil du dimanche 7 juillet 2019

La science des feux d'artifice : Reportage de Renaud Manuguerra

Les feux d'artifice, une histoire de chimie et de précision

Publié le 5 juillet 2019
Pièces pyrotechniques sur le site de la Ronde à Montréal.
De nos jours, chaque pièce pyrotechnique est reliée à un ordinateur grâce à une adresse unique. Elles serons ainsi activées à la milliseconde près lors du spectacle.PHOTO : Radio-Canada / Renaud Manuguerra-Gagné

Les spectacles de feux d'artifice ne durent que quelques dizaines de minutes. Or, ces brèves illuminations du ciel nécessitent des mois de préparatifs ainsi qu'un héritage de connaissances en chimie, en physique et en informatique.

À la base, toute pièce pyrotechnique est une bombe, dont l’explosion contrôlée est générée par plusieurs produits chimiques. L'objectif : rendre cette dernière la plus lumineuse possible.

Pour obtenir la palette de couleurs qui illuminent nos fêtes nationales ou d'autres grand événements, il faut toutefois ajouter certains ingrédients spéciaux : des sels de métaux.

Lors de l’explosion, la combustion de ces sels augmente le niveau d’énergie des atomes qui s’y trouvent. Ceux-ci réémettront rapidement cette énergie sous la forme de lumière, dont la longueur d'onde varie selon le métal utilisé.

Pour le blanc, on utilise des sels d'aluminium ou de magnésium, ou encore du titane. Pour le rouge, ce sont des sels de strontium; pour l'orange, du calcium; pour le jaune, du sodium; pour le vert, le baryum; et pour le bleu, le cuivre.

Des mélanges sont aussi possibles. Par exemple, le mauve est une combinaison de strontium (rouge) et de cuivre (bleu).

L’informatique au cœur du spectacle

Un feu d'artifice n'est pas simplement une question de couleurs et de formes : il faut aussi tout orchestrer pour créer les tableaux qui seront projetés dans le ciel.

De nos jours, chacune des milliers de pièces pyrotechniques lancées lors d’un spectacle est activée automatiquement par un ordinateur central, relié par câble à chaque fusée. Ce dernier les reconnaît individuellement grâce à des adresses numériques spécifiques; un peu comme l’adresse IP d’un ordinateur.

Ces ordinateurs, ainsi que d’autres micropuces parfois ajoutées directement aux fusées, permettent de contrôler un spectacle à la fraction de seconde près, réalisant ainsi des formes, des couleurs ou des combinaisons d’effets qui étaient impensables il y a deux décennies à peine.