•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Lutter contre l'obsolescence programmée : Les explications de Chantal Srivastava

Les années lumière, ICI Première.
Audio fil du dimanche 3 mars 2019

Lutter contre l'obsolescence programmée : Les explications de Chantal Srivastava

Lutter contre l'obsolescence programmée

Photo de Martin Masse, le fondateur de Zone accro.
Martin Masse, fondateur de Zone accro, un atelier de réparation électronique.PHOTO : Chantal Srivastava
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 1 mars 2019

Au Québec, des étudiants de l'Université de Sherbrooke travaillent actuellement à un projet de loi pour lutter contre l'obsolescence programmée. Partout dans le monde, les initiatives du genre se multiplient. Mais les défis sont multiples. Chantal Srivastava nous explique les enjeux techniques qui se trouvent au cœur de ce fléau des temps modernes.

Alors que les appareils électroniques se multiplient, les fabricants compliquent la vie des consommateurs qui souhaitent les réparer plutôt que les remplacer.

Chantal Srivastava

De nombreux verrous compliquent la vie des consommateurs qui veulent réparer eux-mêmes leurs gadgets électroniques. Même les réparateurs indépendants ont du mal à s’y retrouver.

Difficile de changer des pièces collées, comme les piles des tablettes. Et même en présence de vis, la tâche est souvent complexe, note Martin Masse, fondateur de Zone Accro, un service de réparation d’appareils électroniques.

Les fabricants inventent des vis qui s’enlèvent avec des outils qu’on ne trouve pas à la quincaillerie. À ces obstacles mécaniques s’en ajoutent aussi d'autres, électroniques, qui font en sorte qu’un appareil arrêtera de fonctionner si on remplace une de ses composantes originales.

Des outils spéciaux sont souvent nécessaires pour accéder aux composantes des appareils électroniques.

Chantal Srivastava

Afin de contrer l’obsolescence programmée, le Parlement européen s’apprête à adopter une série de directives pour obliger, à compter d’avril 2021, les fabricants à fournir aux réparateurs les pièces et les manuels disponibles pour les électroménagers.

En Ontario, le député libéral ontarien Michael Coteau vient justement de déposer devant le Parlement un projet de loi contre l’obsolescence programmée.

Au Québec, une pétition en faveur de l’adoption d’une telle loi a recueilli plus de 10 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale – une initiative d’étudiants de l’Université de Sherbrooke qui ont pour mandat de rédiger un projet de loi destiné à modifier la Loi sur la protection du consommateur dans le cadre d’un cours d’interprétation juridique donné en deuxième année à la Faculté de droit.