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Les années lumière, ICI Première.
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Audio fil du dimanche 20 janvier 2019

Les mystères de l'île de Pâques : Les explications de Richard Massicotte

Les mystères de l'île de Pâques

Publié le 20 janvier 2019
statues de pierre sur l'ile de paques
Des Moais sur l'île de PaquesPHOTO : AFP / AFP/ Martin Bernetti

L'île de Pâques, cette mystérieuse île du Pacifique située à plus de 3700 kilomètres au large du Chili, vient peut-être de révéler de nouveaux secrets. C'est en tout cas ce que croit une équipe de chercheurs qui disent comprendre pourquoi les célèbres monuments de Rapa Nui – le nom autochtone de l'île – sont situés là où ils se trouvent.

Il y a plus d'un mystère entourant l'île de Pâques. L'endroit, qui fait 163,6 kilomètres carrés (soit trois fois moins que l'île de Montréal), compte 300 grands monuments; des sortes de plateformes en pierre qu'on appelle des ahus. On y trouve aussi ces fameuses statues géantes, les moais, qui, elles, sont au nombre de 500. La culture de l'île de Pâques est d'origine polynésienne et, comme partout ailleurs dans cette région, on voue un culte aux ancêtres.

Or, justement, une équipe de chercheurs américains et néo-zélandais soutiennent maintenant avoir compris la raison de l'emplacement de ces monuments. Dans la revue scientifique PLOS One, ces scientifiques expliquent que les constructions sont situées là où se trouvent des eaux douces souterraines. Un des chercheurs à la tête de cette recherche, l'archéologue Terry Hunt, affirme que l'emplacement de ces plateformes en pierre, y compris celles qui comptent des statues, « est résolument lié à ces eaux souterraines qui s'infiltrent à marée basse, sur le littoral de l'île. Et à d'autres endroits sur l'île, bien que ce soit moins fréquent, de l'eau souterraine s'infiltre et, à ces endroits, on trouve ces plateformes et des statues ».

La petite communauté de chercheurs spécialisés dans l'île de Pâques réagit de façon plutôt mitigée à ces explications. C'est du moins le cas de Michel Orliac, qui est archéologue généraliste. L'homme fréquente la Polynésie depuis les années 1970, et il est allé à Rapa Nui pour la première fois en 1988. M. Orliac était d'ailleurs l'un des conseillers de l'exposition consacrée à l'île de Pâques présentée à Montréal, au Musée Pointe-à-Callière, en 2010. L'expert reconnaît que cette recherche n'est pas complètement dénuée d'intérêt, compte tenu de la dessication qui a cours sur l'île de Pâques – là où tout est sec –, et que témoigner des infiltrations d'eau douce dans la mer est ce qu'il y a de plus intéressant dans cette étude. Mais, selon lui, il n'y a rien d'étonnant dans cette recherche puisque tous les peuples s'installent là où il y a de l'eau douce.