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L'effet des contaminants sur notre santé et nos vies : Entrevue avec M. Bouchard

Les années lumière, ICI Première.
Audio fil du dimanche 26 août 2018

L'effet des contaminants sur notre santé et nos vies : Entrevue avec M. Bouchard

Eau potable : l’effet neurotoxique du manganèse chez les enfants

Elle prend de l'eau au robinet.
Une petite fille qui boit.PHOTO : Getty Images / PeopleImages
Les années lumière, ICI Première.
Les années lumièrePublié le 26 août 2018

Le manganèse est un composé chimique potentiellement neurotoxique présent dans l'eau, en particulier l'eau souterraine. Maryse Bouchard avait déjà démontré dans une première étude que les enfants québécois exposés à une trop grande quantité de manganèse ont de moins bonnes capacités intellectuelles. Elle présente la semaine prochaine les résultats d'une seconde étude, effectuée au Nouveau-Brunswick à la demande de Santé Canada, qui confirme l'inquiétant phénomène.

Le congrès annuel de l’International Society of Exposure Science et de l’International Society for Environmental Epidemiology réunit dès lundi à Ottawa des centaines de chercheurs de 68 pays spécialisés en épidémiologie environnementale, c’est-à-dire dans l’étude de l’exposition humaine à des contaminants. Il y sera question de polluants tels que les perturbateurs endocriniens, qui affectent les hormones, mais également des contaminants obésogènes, ou encore des bienfaits de l’exposition à la végétation en santé.

Le manganèse, un enjeu de société

Maryse Bouchard, professeure en santé environnementale à l'Université de Montréal et chercheuse associée à l’Hôpital Sainte-Justine, se spécialise dans l'effet des contaminants et des pesticides sur la santé des enfants.

Invitée en studio, elle souligne qu’on trouve plus de manganèse dans certaines régions comme le Centre-du-Québec et l’Estrie, mais que des filtres permettent facilement d’en diminuer la concentration avant la consommation.

« Avec ces données, j'ai été capable d'extrapoler quelle serait la concentration sécuritaire, et cela pourrait être utilisé par les législateurs pour établir une norme. »

—  Maryse Bouchard, professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal