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Les musées communautaires de l'Île souhaitent être plus inclusifs

Le réveil Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve et Labrador, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 12 août 2021

Les musées communautaires de l'Île souhaitent être plus inclusifs

Les musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard souhaitent être plus inclusifs

Une salle d'exposition à l'intérieur d'un musée.
Le musée acadien de Miscouche fait partie des musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard.PHOTO : Gracieuseté Johanne Vigneault

Les musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard ont une très grande diversité et racontent l'histoire de la province. Les minorités y sont toutefois peu représentées. Rendre ces établissements plus inclusifs permettrait aussi de résoudre d'autres défis, tel le manque de ressources humaines, selon l'Association des musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard.

L'organisme regroupe des dizaines d'établissements. Certains sont très connus, comme le Centre des arts de la Confédération ou le Musée acadien, mais d'autres le sont moins.

Ce sont pour la plupart des musées mis en place par les communautés, des gens passionnés par un domaine ou qui avaient une collection personnelle, explique Johanne Vigneault, la directrice de l'Association.

« Ça raconte l'histoire des Insulaires. »

—  Johanne Vigneault, directrice de l'Association des musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard

Le musée ferroviaire d'Elmira raconte, par exemple, l'histoire du chemin de fer sur l'île. Le musée des mollusques, situé à Ellerslie près de Tyne Valley, est l'un des rares qui s'intéresse à l'histoire des mollusques dans la province, notamment à l'industrie de la pêche aux huîtres.

La première fois que j'ai fait la tournée pour les visiter, je me suis dit : "Il y en a tellement, ça va être répétitif." Pas du tout. Chacun a une personnalité en soi et son identité bien à lui. Il y a une grande variété d'histoires qu'on peut découvrir dans ces établissements, poursuit Johanne Vigneault.

La responsable souligne cependant le manque de place accordée à l'histoire des minorités, une grande lacune , selon elle.

Il y a plein d'immigrants qui arrivent et qui s'installent chez nous, mais on ne voit pas leur histoire, dans aucun des établissements de l'île, détaille Johanne Vigneault.

Elle estime qu'il ne s'agit pas seulement des minorités ethniques. On voit rarement les personnes avec des handicaps, même chose pour les gens de la communauté 2SLGBTQ+, ils sont également absents.

« Ce sont tous des groupes qui apportent à l'île, à son histoire, qui contribuent. »

—  Johanne Vigneault, directrice de l'association des musées communautaires de l'Île-du-Prince-Édouard

La directrice de l'Association des musées communautaires espère pouvoir rejoindre des membres de ces groupes minoritaires pour organiser des événements conjointement, même ponctuels.

Être plus inclusif permettrait aussi, affirme-t-elle, de faire face au défi des ressources humaines. Les institutions muséales communautaires ont en effet de la difficulté à recruter de nouveaux bénévoles, notamment parmi les jeunes générations, plus attirées, pense Johanne Vigneault, par des musées plus interactifs, plus modernes.

Le budget limité et l'absence de formation en muséologie sont des facteurs également avancés par la responsable pour expliquer ces difficultés en matière de recrutement.

Avec les informations de Laurent Rigaux