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Adoption d'une première stratégie sur les services en français à Halifax

Le réveil Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve et Labrador, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 9 juillet 2021

Adoption d'une première stratégie sur les services en français à Halifax

Adoption d'une première stratégie sur les services en français à Halifax

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L'hôtel de ville d'Halifax en Nouvelle-Écosse. conseil municipal maire municipalité city hallPHOTO : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

La Municipalité régionale d'Halifax a maintenant un plan de travail pour mieux desservir ses résidents francophones. La capitale de la Nouvelle-Écosse vient d'adopter sa première stratégie municipale sur les services en français.

Comme c'est souvent le cas dans les communautés où le français est minoritaire au Canada, c'est par une bataille pour des écoles comparables à celles de la majorité anglophone que tout a commencé, il y a près de 20 ans.

En 2003, un citoyen engagé, Lucien Comeau, a déposé une plainte devant la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse. Son but: obtenir des redevances d'impôts fonciers équitables pour les écoles de langue française à Halifax.

À l'époque, tout le financement était versé aux écoles anglophones.

Lucien Comeau a obtenu gain de cause. Et de cette affaire est né un groupe de travail dont l'objectif est de "réduire les barrières" et "améliorer le sort des Acadiens et des francophones dans la région" d'Halifax.

Les travaux du Partenariat acadien et francophone d'Halifax ont débouché récemment sur l'adoption d'une première stratégie municipale sur les services en français.

« Il y a une grande ouverture et je pense qu'on est sur la bonne route. »

— Une citation de  Lucien Comeau, résident acadien d'Halifax

De plus en plus, la Municipalité régionale d'Halifax prend conscience de ses origines plurielles, affirme le conseiller municipal Tony Mancini. "Il est donc logique que nous soyons plus inclusifs, et le meilleur moyen d'y arriver est par la langue", indique l'élu qui assure la liaison entre l'hôtel de ville et la communauté acadienne et francophone.

La capitale de la Nouvelle-Écosse offre des services en français depuis déjà quelques années. "Ce qui manquait, c'était un cadre. Quelque-chose qui garantit que si les personnes à la mairie ne sont plus là, les initiatives pourront quand même continuer", explique Mario Noury, le directeur général du Conseil communautaire du Grand-Havre, l'organisme porte-parole de la francophonie à Halifax.

La stratégie en elle-même ne garantit toutefois pas davantage de services en français. Surtout qu'à l'heure actuelle, aucun budget n'y est associé.

Lucien Comeau estime qu'"il y a encore beaucoup de travail à faire" pour passer d'une stratégie à l'adoption d'une politique concrète sur les services en français. Il espère que ses concitoyens de langue française seront au rendez-vous lorsque des nouveaux services seront offerts.

Le conseiller Tony Mancini reconnaît que c'est aussi à la Municipalité régionale d'Halifax d'en faire davantage afin de promouvoir l'offre active, pour que les francophones sachent où et quand demander des services dans leur langue.

Un peu plus du tiers des quelque 35 000 francophones de langue maternelle de la Nouvelle-Écosse vivent dans la région de la capitale.

Cet été, sur les ondes d'ICI Première, le journaliste François Pierre Dufault propose « Grand angle sur la Nouvelle-Écosse », une série de reportages d'affaires publiques sur des enjeux municipaux ou provinciaux.