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Le rêve d'érablière de Louis Turgeon

Le réveil Île-du-Prince-Édouard, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 23 juillet 2021

Le rêve d'érablière de Louis Turgeon

Le rêve d'érablière de Louis Turgeon

Louis Turgeon.
Louis Turgeon s'est lancé il y a quelques mois dans la création d'une érablière, sur son terrain de Saint-Chrysostome.PHOTO : Radio-Canada / Laurent Rigaux
Le réveil Île-du-Prince-Édouard, ICI Première.
Le réveil / Île-du-Prince-ÉdouardPublié le 23 juillet 2021

Nous poursuivons notre série de reportages sur des Insulaires qui ont un projet hors du commun, qui sortent des sentiers battus pour se lancer dans quelque chose d'étonnant. Ce second épisode est consacré à Louis Turgeon. Originaire du Québec et arrivé à l'Île-du-Prince-Édouard il y a un peu plus de deux ans, il plante des érables sur un terrain acheté dans la région d'Évangéline avec l'objectif de créer une érablière.

Quelque part au bord de la route 11, entre Saint-Chrysostome et Baie-Egmont, Louis Turgeon se promène au milieu de ses arbres. Âgé de presque 50 ans, il espère faire, un jour, sa production de sirop d'érable.

J'ai acheté le terrain l'an dernier. C'était surtout pour construire une maison. Le projet d'érablière venait avec. Je pensais au début construire la maison en premier, mais avec la flambée des prix des matériaux de construction cette année, on a retardé le projet de la maison, raconte Louis Turgeon.

Louis Turgeon devant une jeune pousse d'étable.

Louis Turgeon a planté une dizaine d'arbres qui ont, au plus, dix ans. Certains sont très jeunes. Il varie les emplacements, pour faire des essais.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Le terrain va de la route jusqu'à la mer, avec une forêt, qui contient déjà quelques érables.

« Une des belles découvertes que j'ai faites, c'est que j'avais déjà une mini érablière sur ma terre. »

— Une citation de  Louis Turgeon
Louis Turgeon marche au milieu de la forêt.

Le terrain de Louis Turgeon va de la route 11 jusqu'à la mer. Un sentier en pente douce permet de rejoindre l'eau, en traversant une forêt.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Louis Turgeon montre un jeune érable au milieu de la forêt.

Dans la forêt qui existe déjà sur son terrain, Louis Turgeon a trouvé des érables. «Une des belles découvertes que j'ai faite, c'est que j'avais déjà une mini érablière sur ma terre », raconte-t-il.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

L'acériculteur amateur a planté des érables âgés de 8 à 10 ans, ainsi que des plus jeunes. Ce que j'ai planté jusqu'à présent, ce sont des érables à sucre, qui ont un meilleur rendement pour la production de sirop, précise-t-il.

Il a aussi quelques pousses d'érables rouges, qu'on reconnaît à leurs feuilles caractéristiques, plus dentelées.

Louis Turgeon plante ses érables ici et là sur son terrain, pour faire des essais, voir ce qui pousse, ce qui ne pousse pas, mais toujours près des arbres déjà présents, notamment les bouleaux, afin qu'ils communiquent entre eux.

Louis Turgeon devant une pousse d'érable, avec une forêt en arrière plan.

Louis Turgeon plante les nouveaux arbres au plus près de ceux qui sont déjà là sur son terrain, afin qu'ils communiquent entre eux.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

D'après ce que j'ai lu jusqu'à maintenant, il y a tout un réseau de communication qui se crée avec les années dans une forêt. Les jeunes pousses qui sont près des arbres matures devraient entrer en communication plus rapidement. Les arbres matures aident les plus jeunes, s'il y a une maladie qui arrive dans la forêt, ils vont communiquer l'information aux autres, je ne sais pas exactement comment, explique-t-il.

« C'est sûr que c'est expérimental ce que je fais. »

— Une citation de  Louis Tuergeon

Pour Louis Turgeon, planter des érables lui permet de réaliser un vieux rêve, qu'il a depuis au moins 20 ans. Initialement, il souhaitait trouver un terrain avec des érables déjà matures pour la production, quand il était au Québec. Arrivé dans la province insulaire, il a dû repenser à son projet : À l'Île, c'est un peu plus difficile de trouver des terrains avec plein d'érables. Je ne me suis pas découragé, j'ai dit : "Je vais acheter une terre, je vais tout simplement planter des érables".

Louis Turgeon est réaliste concernant le temps long qui l'attend, avant qu'il puisse récolter de l'eau d'érable pour en faire du sirop. Ça va prendre au moins 20 ans, c'est un projet à long terme. Mon but c'est de léguer ça à la prochaine génération, je ne pense pas que de mon vivant, je vais avoir une production commerciale de produits de l'érable, note-il.

Louis Turgeon regarde une feuille de papier qui explique les différentes feuilles d'érables qui existent.

Louis Turgeon s'est renseigné sur l'acériculture (la culture des érables) avant de planter ses arbres. Il a notamment communiqué avec un biologiste au Québec et a lu des ouvrages.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

« Je veux voir grandir les érables, ça va être mon plaisir. »

— Une citation de  Louis Turgeon

Avec les informations de Laurent Rigaux.