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Olivier Bodart et Kirsten Fenton mettent les dernières touches à la Coursive

Le réveil Île-du-Prince-Édouard, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 18 juin 2021

Olivier Bodart et Kirsten Fenton mettent les dernières touches à la Coursive

Olivier Bodart et Kirsten Fenton mettent les dernières touches à la Coursive

Kirsten Fenton et Olivier Bodard
Arrivés à Île-du-Prince-Édouard en mars 2021, depuis Los Angeles, Kirsten Fenton et Olivier Bodart veulent créer un atelier d'art visuel et d'écriture dans la province. PHOTO : Radio-Canada / Laurent Rigaux

Cet article inaugure une série de reportages sur des Insulaires qui ont un projet hors du commun, qui sortent des sentiers battus pour se lancer dans quelque chose d'étonnant. Ce premier épisode est consacré à Olivier Bodart et Kirsten Fenton. Arrivés à l'Île-du-Prince-Édouard il y a quelques mois, ils terminent les travaux dans leur maison, située près de Blooming Point, avec l'envie d'en faire un atelier artistique.

Il faut prendre la route 2 puis tourner à gauche, direction la baie de Tracadie. À vingt minutes de Charlottetown, un couple récemment installé dans la province peaufine les derniers détails à l'atelier qu'ils ambitionnent de créer. Expositions, ateliers d'écriture ou randonnées photographiques, Kirsten Fenton et Olivier Bodart veulent apporter leur contribution à la scène artistique contemporaine de l'Île-du-Prince-Édouard.

Kirsten Fenton et Olivier Bodart dans leur atelier.

Kirsten Fenton et Olivier Bodart sont originaires d'Ontario et de la France, respectivement.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

La maison est rouge, avec une belle coursive qui court sur trois côtés. D'ailleurs, c'est comme cela que le lieu va s'appeler : La Coursive. Un nom français, souligne Olivier Bodart.

Kirsten Fenton et Olivier Bodart devant leur maison.

Kirsten Fenton et Olivier Bodart veulent créer un atelier d'art visuel et d'écriture dans leur maison, appelé La Coursive et située près de la baie de Tracadie.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

L'idée est de proposer des classes, de photographie, d'art visuel, d'architecture. À des enfants, pas seulement pour des adultes. Et aussi de proposer un atelier d'écriture, pour les francophones, détaille-t-il.

Originaire de la France, où il enseignait les arts visuels, il a un temps poursuivi sa carrière à Chicago, puis à Los Angeles. Désormais écrivain et artiste, il vient de publier son premier roman, intitulé Zones à risques, dans lequel son héros est un escroc. Censé visiter des lieux où se sont produits des catastrophes naturelles, il ne s'y rend pas et trompe son monde. Olivier Bodart s'inspire de cela pour sa pratique artistique, va sur place, parcourt les lieux que le héros de son livre n'a pas visités, recueille des échantillons qu'il utilise ensuite dans ses tableaux, qui eux-mêmes servent de base à des photographies en très gros plan.

Des bouteilles contenant des substances colorées, devant un mur avec des tableaux.

Olivier Bodart prélève des échantillons sur des lieux de catastrophe naturelle, et les utilise dans des compositions artistiques. Il reproduit les gestes que le héros de son roman, intitulé Zones à risque, est censé faire.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

À ses côtés, Kirsten Fenton, Canadienne bilingue originaire de l'Ontario, pratique la photographie depuis de nombreuses années. Elle souhaite exposer son travail et inviter les femmes de l'Île à se rassembler autour de la pratique photographique.

Kirsten Fenton devant ses photographies, disposées au sol.

Kirsten Fenton souhaite accrocher ses photographies aux murs de l'atelier qu'elle construit avec Olivier Bodart.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

« C'est mon but de créer un groupe de femmes qui veulent être photographes, pour faire des projets ensemble, partager ce qu'on fait. »

— Une citation de  Kirsten Fenton.

Sa démarche est aussi féministe, pour prendre le contrepied d'une industrie qui est beaucoup pour les hommes.

Kirsten Fenton montre quelques unes de ses photographies.

Kirsten Fenton est photographe.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Le couple est arrivé à l'Île depuis Los Angeles, en conduisant pendant 13 jours. La maison a été achetée depuis les États-Unis, choisie pour sa hauteur sous plafond et sa proximité avec l'environnement naturel de la province, qui est une source d'inspiration, autant pour les photographies de Kirsten Fenton que pour les tableaux d'Olivier Bodart.

Kirsten Fenton apprécie cet éloignement de Charlottetown : C'est moi qui aime la nature, j'étais dans les villes pendant beaucoup d'années, c'était trop pour moi. Olivier aime beaucoup aller en ville, mais c'est facile, c'est très proche, ça convient pour nous deux.

Kirsten Fenton assise dans un canapé.

Kirsten Fenton estime que l'industrie de la photographie avantage les hommes. Elle souhaite rassembler des femmes de l'Île-du-Prince-Édouard autour de la photographie, « pour juste être là pour nous autres ».

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Vingt minutes, ça ne nous paraît pas très loin, il s'agit de prendre deux routes, ça nous a donné la possibilité d'avoir un espace plus grand qu'en ville, qui nous permettrait d'intégrer cet atelier à l'intérieur de notre maison, explique Olivier Bodart. Il souligne par ailleurs la très bonne connexion à Internet dont ils disposent, leur permettant de rester en lien avec le reste du monde. L'écrivain a d'ailleurs donné une conférence en ligne sur son roman, organisée par l'Alliance française de Los Angeles début juin.

Olivier Bodart devant ses œuvres.

Olivier Bodart est écrivain et artiste plasticien. Le personnage de son roman est censé visiter des scènes de catastrophe naturelle aux États-Unis, mais n'y va pas. En tant qu'artiste, Olivier Bodart s'y rend et prélève des échantillons, qu'il utilise ensuite dans ses œuvres visuelles.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Le couple reste confiant sur sa capacité à générer des revenus de cette nouvelle activité. J'ai fait des contacts avec des gens intéressés pour payer pour ce qu'on fait ici. Je pense qu'on peut faire de bons prix, on peut aussi faire des revenus ailleurs, pas seulement sur l'île, raconte Kirsten Fenton.

Olivier Bodart se voit déjà emmener des Insulaires dans la Vallée de Coachella, au sud-est des États-Unis, pour des ateliers photographiques, et vice versa.

Kirsten Fenton et Olivier Bodart

Kirsten Fenton et Olivier Bodart ont choisi de s'installer à l'extérieur de la capitale provinciale, pour pouvoir notamment acquérir une maison plus grande adaptée à leur besoin.

Radio-Canada / Laurent Rigaux

Avec les informations de Laurent Rigaux.