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Grand angle :  un avant-goût de la campagne électorale en N.-É.

Le réveil Île-du-Prince-Édouard, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 16 juillet 2021

Grand angle :  un avant-goût de la campagne électorale en N.-É.

Des élections imminentes en Nouvelle-Écosse

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Iain Rankin lors d'un point de presse sur la COVID-19 le 5 juillet 2021.
Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Iain Rankin lors d'un point de presse sur la COVID-19 le 5 juillet 2021.PHOTO : Nicola Davison
Le réveil Île-du-Prince-Édouard, ICI Première.
Le réveil / Île-du-Prince-ÉdouardPublié le 16 juillet 2021

Des élections provinciales semblent imminentes en Nouvelle-Écosse. Le gouvernement libéral entame la cinquième année de son mandat. Il a récemment perdu sa majorité à l'Assemblée législative. Et le premier ministre Iain Rankin sent qu'il a le vent en poupe.

Depuis quelques semaines, l'élu de la banlieue d'Halifax multiplie les annonces: construction de logements abordables, nouvelles places dans les foyers de soins, garderies à prix réduit, financement pour des autobus électriques, notamment.

Le politologue Yvon Grenier n'est nullement étonné par le déclenchement d'élections estivales en Nouvelle-Écosse.

Étant donné la situation actuelle, Iain Rankin n'a pas du tout envie d'avoir une session parlementaire à l'automne, note le professeur à l'Université Saint-François-Xavier, à Antigonish.

Dans une province où le taux de participation aux élections provinciales s'étiole depuis une trentaine d'années, un scrutin estival, pendant que les Néo-Écossais ont la tête ailleurs, pourrait aussi faire le jeu des libéraux, selon le politologue Tom Urbaniak, de l'Université du Cap-Breton.

« Et si le public est distrait par les vacances d'été, ce sera tout à fait agréable pour le Parti libéral. »

— Une citation de  Tom Urbaniak, professeur de science politique à l'Université du Cap-Breton

La partie n'est pas gagnée d'avance

Le gouvernement que dirige le premier ministre âgé de 38 ans porte le bagage des deux mandats de son prédécesseur Stephen McNeil, marqués par plusieurs conflits avec les syndicats de la fonction publique, notamment.

Et une nouvelle carte électorale, qui réhabilite les circonscriptions acadiennes et afro-néo-écossaise protégées, pourrait rendre l'issue du scrutin encore plus difficile à prédire, signale Yvon Grenier.

Par ailleurs, aucun gouvernement en Nouvelle-Écosse n'a obtenu trois mandats majoritaires consécutifs depuis les années 1980.

Dans les circonscriptions plus chaudement disputées, la campagne des chefs de partis pourrait faire une différence, selon Tom Urbaniak. Un défi de taille pour le chef progressiste-conservateur Tim Houston et le chef néo-démocrate Gary Burrill, qui se sont retrouvés dans l'ombre de la pandémie pendant plus d'un an.

La gestion « alambiquée » par Iain Rankin d'une affaire de conduite avec facultés affaiblies vieille de plus de 15 ans pourrait aussi s'inviter dans la campagne électorale, prévient Yvon Grenier. Le premier ministre pourrait prêter le flanc aux critiques de son leadership et de sa transparence, aux yeux du politologue.

Faire avancer ses dossiers

Pour sa part, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse souhaite profiter du scrutin pour faire avancer ses dossiers.

C'est sûr qu'on va interagir avec chacun des partis, qu'on va étudier leurs plateformes de près, et qu'on va essayer dans la mesure du possible d'influencer leurs plateformes pour qu'elles rejoignent [nos] intérêts, affirme le président de l'organisme, Kenneth Deveau.

Cet été, sur les ondes d'ICI Première, le journaliste François Pierre Dufault propose « Grand angle sur la Nouvelle-Écosse », une série de reportages d'affaires publiques sur des enjeux municipaux ou provinciaux.