•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Les pensionnats autochtones :  un témoignage de Gaétan Baillargeon

Le matin du Nord, Ici première
Audio fil du jeudi 21 juin 2018

Les pensionnats autochtones :  un témoignage de Gaétan Baillargeon

Gaëtan Baillargeon: l'enfance d'un Autochtone francophone

Photo professionnelle de Gaétan Baillargeon
Gaétan BaillargeonPHOTO : Courtoisie
Le matin du Nord, Ici première
Le matin du NordPublié le 21 juin 2018

Le 21 juin, c'est la première journée de l'été, et c'est aussi la Journée nationale des peuples autochtones.

Selon Gaëtan Baillargeon, la date commune de ces deux événements n’est pas une coïncidence.

Il explique que c’est une date qui représente le changement, le nouveau ou encore l’agrandissement.

Il espère un jour que ça devienne un jour férié pour que plus de peuples puissent se rassembler aux événements qui se déroulent partout au pays.

Un enfant à deux identités

Établi à Constance Lake, à l’ouest de Hearst, Gaëtan Baillargeon s’identifie principalement comme un Autochtone, mais aussi fièrement un Franco-Ontarien.

Mais lorsqu’il était jeune, ces deux qualificatifs restaient séparés.

« Il a fallu que je devienne comme un caméléon », dit-il.

Lorsqu’il arrivait à l'école à Hearst, il devait être le petit francophone; et lorsqu’il retournait à la maison, sur la réserve, c’était le petit Autochtone.

« Je pense que moi-même j’avais de la misère à m’accepter. »

—  Gaëtan Baillargeon

Comme enfant, il trouvait que c’était parfaitement normal puisqu’il était entouré de ses frères et soeurs qui devaient faire pareil.

L’effet indirect des pensionnats autochtones

La mère de Gaëtan Baillargeon, originaire de Kashechewan, sur la côte ouest de la baie James, a fréquenté dans son enfance le pensionnat Shingwauk, à Sault-Sainte-Marie.

Il explique que sa mère y a vécu des traumatismes qui ont mené à des problèmes de santé mentale et à une consommation excessive d’alcool.

« Je ne le tiens pas contre elle. Je ne peux pas comprendre ou imaginer ce qu’elle a passé au travers », explique-t-il.

À un moment donné, lors d’un moment tendre avec ses propres enfants, Gaëtan Baillargeon a questionné sa mère sur son enfance.

« Elle était couchée par terre et elle jouait avec mes enfants. Je lui ai lancé : “Pourquoi tu n’as jamais fait ça avec moi?” »

Elle lui a répondu qu’elle a seulement appris à être une mère et une grand-mère en observant ses enfants être parents, puisqu’elle n’avait pas eu la chance de vivre son enfance dans un environnement familial.

Un voyage pour découvrir son héritage

M. Baillargeon a été candidat sous la bannière libérale aux dernières élections provinciales, dans la circonscription de Mushkegowuk.

Durant la campagne il s'est rendu dans les communautés sur la côte ouest de la baie James avec sa mère.

« Je suis vraiment fier de dire que j’ai pu aller avec ma mère visiter ses racines, son héritage. Mon garçon est venu avec nous autres aussi. »

—  Gaëtan Baillargeon

.