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Les garderies à 10 $ par jour inquiètent des propriétaires d’entreprises

Le matin du Nord, Ici premiere
Rattrapage du mardi 19 juillet 2022

Les garderies à 10 $ par jour inquiètent des propriétaires d’entreprises

Réticence de la part des organismes de garderies d'offrir le 10$ par jour?

Une groupe d'enfants se trouve à la garderie.
Quelques propriétaires de services de garderies ont des inquiétudes par rapport à l'initiative gouvernementale pour offrir aux parents des journées de 10 $. PHOTO : getty images/istockphoto / FatCamera
Le matin du Nord, Ici premiere
Le matin du NordPublié le 19 juillet 2022

Selon la Ville du Grand Sudbury, seulement 8 des 18 propriétaires garderies de la municipalité comptent s'inscrire au programme des services de garde agréés à 10 $ par jour. Ces derniers ont jusqu'au 1er septembre pour s'inscrire. Des acteurs du milieu de la petite enfance partagent leurs réflexions sur l'entrée en vigueur de l'entente.

Selon Kim Yaeman, représentante de l’Association des opérateurs de garderies de l’Ontario, et propriétaire de l’entreprise Simcoe Child Care, elle croit que la réticence est liée à la crainte de perdre l’indépendance financière.

Elle hésite à céder le contrôle de ses états financiers à la municipalité, plus précisément, la gestion des dépenses, des surplus budgétaires, et de l’augmentation des coûts.

Nous avons un vrai sentiment que les municipalités vont contrôler nos finances, dit-elle.

Kim Yaeman croit que cette initiative va diminuer la qualité du service et créer un programme de services de garde à deux vitesses. Elle affirme que les programmes d’éducation à l’enfance qui adhèrent au programme offriront des services de basse qualité. Ceux qui décideront de ne pas participer auront des prix plus élevés, mais de meilleurs services.

De son côté, Renée Richer, coordinatrice de projets et des centres ON y va pour le Triangle magique raconte que son entreprise, une garderie privée francophone, est inscrite au programme.
Elle explique que ce type de projet lui donne beaucoup d’espoir pour l’avenir de l’accès aux services de petite enfance. L'organisation a néanmoins encore quelques inquiétudes, notamment la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

« C’est beau d’augmenter les chiffres d’enfants, et aider plus de familles dans la région. Par contre, il y a moins de personnes qui peuvent être embauchées dans notre domaine, et dans plusieurs domaines. »

— Une citation de  Renée Richer, coordinatrice de projets et des centres ON y va pour le triangle magique

Les explications de la municipalité

Selon Miranda Mackie, gestionnaire des services à l’enfance de la Ville du Grand Sudbury, le programme représente une étape dans l’amélioration de l’accès aux services à l’enfance pour les familles. Elle ne voit pas la même réticence et croit plutôt que les entreprises prennent leur temps pour réviser les directives du ministère des Services à l'enfance et des Services sociaux et communautaires et passer les étapes bureaucratiques.

Elle raconte que les différents gouvernements et partenaires de services de garderies font preuve de collaboration pour assurer la transparence du processus.

« Les partenaires ont jusqu’au 1er septembre pour s’inscrire, et le processus comprend un examen des nouvelles lignes détaillées du ministère. Donc, beaucoup doivent consulter avec leurs conseils d’administration avant de prendre une décision. »

— Une citation de  Miranda Mackie, gestionnaire des services à l’enfance de la Ville du Grand Sudbury

Kim Yaeman voudrait que les rabais gouvernementaux soient offerts aux parents qui dépensent de grandes sommes d’argent pour inscrire leurs enfants dans des programmes de garderie, au lieu d’offrir des rabais aux propriétaires de garderies.

Rappelons que le gouvernement de l’Ontario et le gouvernement fédéral ont signé une entente le 28 mars qui vise à offrir des places de garderie à 10 $ par jour dans la province, afin de réduire de 50 % des frais moyens des parents pour les services de garde agréés d’ici la fin de 2022.