•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Mois de l’histoire LGBTQ+  :  semaine de la visibilité asexuelle

Le matin du Nord, Ici première
Rattrapage du jeudi 28 octobre 2021

Mois de l’histoire LGBTQ+  :  semaine de la visibilité asexuelle

Une asexuelle de Sudbury partage sa réalité

Égoportrait d'elle. Elle a les cheveux rasés roses.
Shala Gagnon s'identifie comme asexuelle. PHOTO : Gracieuseté
Le matin du Nord, Ici première
Le matin du NordPublié le 28 octobre 2021

La Semaine de la visibilité asexuelle se déroule jusqu'à samedi. Fondée en 2010 sous l'appellation d'Asexual Awareness Week, elle est mieux connue aujourd'hui sous le nom d'Ace Week en anglais. Au micro de Sophie Houle-Drapeau, Shala Gagnon parle de sa réalité en tant qu'asexuelle.

Les asexuels représenteraient environ 1 % de la population. Il existe peu de statistiques sur cette communauté.

Les personnes se définissant comme asexuelles n’ont pas ou peu de désir sexuel. L’asexualité est une orientation sexuelle, au même titre que l’hétérosexualité, l’homosexualité, la bisexualité et la pansexualité.

Shala Gagnon croit que son asexualité est beaucoup moins visible que les autres orientations sexuelles. C’est par le biais de forums et des communautés en ligne qu’elle en a appris sur elle-même.

Son coming out s’est fait au sein de sa relation. La Sudburoise est en couple depuis 10 ans avec un partenaire qui se définit comme demisexuel, c’est-à-dire qu’iel ressent de l’attirance sexuelle qu’envers une personne avec qu’iel a un lien émotionnel.

Tous les deux sont donc dans le spectre de l’asexualité, mais Shala Gagnon raconte qu’ils ne sont pas aromantiques. Les personnes aromantiques ne ressentent pas de sentiments amoureux.

La femme de 29 ans explique que certaines personnes asexuelles trouvent la sexualité répugnante alors que d’autres ont une approche positive. Il n’y a pas une seule façon de vivre son asexualité, affirme-t-elle. Elle confie que ses sentiments sont ambigus par rapport à la sexualité.

Le plus grand tabou, selon elle, est la perception de son absence de désir sexuel comme étant quelque chose de brisé en elle.