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Le matin du Nord, Ici Première.
Le matin du Nord, Ici Première.
Rattrapage du lundi 8 mars 2021

Entrer dans le monde adulte  :  trois jeunes femmes s'ouvrent

Quel avenir pour les femmes de demain?

Publié le 8 mars 2021
Illustration de femmes de différentes origines.
Trois femmes nord-ontariennes partagent leurs réflexions sur le féminisme.PHOTO : getty images/istockphoto / Atlas Studio

Il reste beaucoup, beaucoup de travail à faire en matière d'égalité des sexes. C'est le clair constat de trois jeunes nord-ontariennes qui ont accepté de discuter ensemble des défis d'être une femme encore aujourd'hui à l'émission Le matin du Nord.

Elles ont 17, 18 et 23 ans et ont des parcours de vie tout à fait différents les unes des autres. Toutefois, leur vision de leurs perspectives d'avenir en tant que femme est essentiellement le même : le plafond de verre n'a pas encore éclaté.

« Depuis que je suis toute petite, on m'a déjà appris à avoir certaines charges, comparée à d'autres garçons.

 »

—  Irma Somda, titulaire d'un baccalauréat en biologie de l'Université Laurentienne

Du haut de ses 23 ans, Irma Somba reconnaît que les jeunes filles dans la culture africaine sont initiées très rapidement au rôle qu'on associe aux femmes, celui de prendre en charge les tâches ménagères et la garde d'enfants.

Une jeune femme de 23 ans regarde tout droit dans la caméra et sourit. Elle porte des lunettes noires et un anneau à la narine gauche. Ses cheveux sont tressés.

Irma Somba a complété un baccalauréat en biologie à l'Université Laurentienne et songe à poursuivre ses études à long terme.

Avec l'autorisation d'Irma Somba

Même si ses parents travaillent tous les deux et que leurs responsabilités à l'extérieur du foyer sont les mêmes, elle constate que c'est à sa mère que revient beaucoup de tâches supplémentaires. Cependant, malgré les moeurs culturelles bien ancrées chez elle, sa mère l'a fortement encouragé dans la poursuite de ses rêves, ce qu'a beaucoup apprécié Irma. Ma mère m'a toujours aussi forcé à être autre chose que celle qui va prendre soin de la maison.

Les parents d'Annabelle Roy-Guilmette travaillent aussi tous les deux à l'extérieur du foyer. Pourtant, là aussi la réalité est la même : c'est la mère de famille qui assume le plus de tâches à la maison. Annabelle croit qu'il reste encore beaucoup de travail à faire afin d'arriver enfin à la parité.

« Je pense que c'est là où il va beaucoup falloir se concentrer, à défaire ce que la société pense de la femme. »

—  Annabelle Roy-Guilmette, 18 ans et élève de 12e année à l'École secondaire catholique de Hearst

À 18 ans, Annabelle s'inquiète aussi du regard que la société porte encore à jour envers les femmes qui choisissent de ne pas avoir d'enfant.

Une adolescente de 18 ans sourit en regardant la caméra. Elle porte un chandail noir et une chaine en or au cou. Derrière elle, on voit la cuisine de la maison familiale.

Annabelle Roy-Guilmette prévoit entreprendre des études universitaires en septembre 2021. Son choix d'établissement et de programme n'est pas encore arrêté.

Avec l'autorisation d'Annabelle Roy-Guilmette

Elle constate aussi que les femmes sont nombreuses à se faire poser des questions sensibles et personnelles au sujet de la maternité On va demander "es-tu prête à avoir un bébé" a t-elle raconté en entrevue, en précisant que les hommes ne se font jamais posé ces questions.

Une adolescente de 17 ans regarde droit dans la caméra en souriant. Elle porte des lunettes mauve et un chandail noir.

Emma Pinard aimerait voyager lorsqu'elle sera à l'âge adulte.

Avec l'autorisation d'Emma Pinard

Emma Pinard ne veut pas non plus des stéréotypes associés aux femmes. Sa mère est restée à la maison pour élever la fratrie ce qu'elle salue, mais ne souhaite pas faire. Elle aimerait voyager et voir le monde. Elle croit que les attentes face aux femmes dans sa communauté de Dubreuilville sont appelées à changer.

« Si lui veut un enfant, sa femme devrait vouloir un enfant pour continuer la génération »

—  Emma Pinard, 17 ans et élève à l'École secondaire l'Orée des bois de Dubreuilville

Féministes ?

À la question êtes-vous féministe?, les jeunes femmes ont toutes hésité, mais ont finalement toutes répondu par l'affirmative. Cette hésitation repose sur leur définition du féminisme, axée sur l'égalité de tous les sexes et non sur la supériorité d'un d'eux. Elles ont aussi une sensibilité aux questions de l'inclusion des personnes trans, queer et non-binaire dans leur définition du féminisme.