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Le matin du Nord, Ici Première.
Le matin du Nord, Ici Première.
Rattrapage du mercredi 3 mars 2021

Une page d'histoire se tourne avec la fermeture d'un commerce fondé en 1908

Un magasin de fourrure mythique du Nord ferme définitivement ses portes

Publié le 3 mars 2021
Marc Lafrance et un chapeau de poils.
Marc Lafrance fermera son commerce à la fin du mois de mars 2021.PHOTO : Radio-Canada / Frédéric Projean

Un des derniers magasins dédiés entièrement aux vêtements de fourrure dans le nord de l'Ontario s'apprête à fermer boutique.

Marc Lafrance et son épouse prendront leur retraite le 28 mars prochain, 113 ans après la fondation de Lafrance Furs.

Il était le petit-fils d'Adélard Lafrance, qui a démarré l'entreprise à Chapleau en 1908, avant de la déménager à Sudbury en 1921.

Au fil des ans, toute la famille a joué un rôle dans les les activités du magasin. Les fils d’Adélard, Edward, Laurence, Adélard et Yvon, suivis de ses petits-fils Gérard et Marc Lafrance, le tout dernier propriétaire.

À une certaine époque, Lafrance Furs comptait jusqu'à 70 employés, avec des succursales à North Bay et à Sault-Sainte-Marie.

À quelques semaines de sa fermeture, ils ne sont que sept à y travailler, dans la boutique qui a pignon sur rue sur le boulevard LaSalle, à Sudbury.

Il se souvient avec nostalgie de ce qu’il considère l'âge d'or de la fourrure, entre 1982 et 2000, avec ses longs manteaux de 50-52 pouces de long, en poils longs de renard ou en loup.

« Tout le monde voulait de la fourrure! Il fallait en avoir! Il n'y avait pas de question là-dessus: il y avait toujours quelqu'un à la porte. »

—  Marc Lafrance, propriétaire, Lafrance Furs
Des travailleuses du magasin Lafrance, sur une longue table.

Des travailleuses du magasin dans les années 40, sur la rue Durham, à Sudbury.

Gracieuseté: Lafrance Furs

Passion fourrure

De nos jours, poursuit M. Lafrance, il faut presque cacher la fourrure sur le vêtement: les poils sont rasés et les manteaux sont plus courts, plus légers.

Marc Lafrance a encore la passion pour la fourrure. Il existe toujours de la demande pour ce matériau, insiste l'homme d'affaires.

Mais à l'aube de ses 80 ans, il estime que le temps est venu pour lui de prendre sa retraite.

C'est un matériau qui est pas mal unique. C'est un manteau qu'on peut travailler. On peut le faire plus court, plus long, on peut faire toutes sortes de choses avec, affirme-t-il.

Le dernier propriétaire de Lafrance Furs affirme que même s'il était le dernier commerce du genre dans le Grand Sudbury, l'industrie de la fourrure va continuer de survivre, notamment à North Bay et dans la région de Toronto.