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Faut-il craindre des coupes dans les programmes en français à la Laurentienne?

Le matin du Nord, Ici première
Rattrapage du vendredi 5 février 2021

Faut-il craindre des coupes dans les programmes en français à la Laurentienne?

Avenir des programmes en français à la Laurentienne : c'est l'incertitude

Le panneau à l'entrée du campus de l'Université Laurentienne à Sudbury
Le panneau à l'entrée du campus de l'Université Laurentienne à SudburyPHOTO : Radio-Canada / Yvon Thériault
Le matin du Nord, Ici première
Le matin du NordPublié le 5 février 2021

L'historien Yves Frenette, de l'Université de Saint-Boniface, se dit inquiet des difficultés financières qui touchent l'Université Laurentienne de Sudbury.

Dans un gazouillis il a mis en garde les étudiants francophones, alléguant que la fâcheuse position dans laquelle se trouve la Laurentienne servira de prétexte pour sabrer les programmes en français.

Depuis quelques années, nous sommes dans un cycle défavorable aux francophones, explique M. Frenette.

Quant à la désignation d’Ernst & Young pour examiner la situation comptable de la Laurentienne, le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les circulations et les communautés francophones s’est dit estomaqué.

Le professeur Yves Frenette dans la chapelle de l'université de Saint-Boniface.

Le professeur Yves Frenette de l'université de Saint-Boniface explique que Saint-Boniface a longtemps été la métropole francophone de l'Ouest.

Radio-Canada

Mes cheveux se sont dressés sur ma tête. Je crains qu’ils [Ernst & Young] soient insensibles à la réalité francophone et même à la réalité du Nord de l’Ontario, dit-il.

Selon lui, la logique comptable est en général défavorable aux étudiants et à l’enseignement universitaire.

Bien que l’éducation soit de juridiction provinciale, Yves Frenette verrait d’un bon œil que la refonte de la Loi sur les langues officielles contienne des mécanismes pour protéger les études en français en milieu minoritaire.

Avec les problèmes à l’Université Laurentienne et à l’Université de l’Ontario français, M. Frenette se demande s’il ne serait pas temps de collaborer pour créer en Ontario un établissement francophone multicampus.