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D'où vient la tradition des bonbons bénits à Sudbury?

Le matin du Nord, Ici premiere
Rattrapage du lundi 6 janvier 2020

D'où vient la tradition des bonbons bénits à Sudbury?

Bénir les bonbons à la fête des Rois

Le père Lajeunesse tient un panier plein de bonbons.
Le père Gérald Lajeunesse prépare des sacs de bonbons qu’il bénira et fera distribuer dans sa paroisse. PHOTO : Radio-Canada / Daniel Aubin
Le matin du Nord, Ici premiere
Le matin du NordPublié le 6 janvier 2020

À l'occasion de la fête des Rois, certaines paroisses francophones dans le Grand Sudbury poursuivent une tradition bien particulière : la distribution des bonbons bénits.

La bénédiction des bonbons se fait depuis plus d’un siècle dans les églises catholiques francophones du Grand Sudbury. Selon l’ethnologue Jean-Pierre Pichette, il s’agit probablement d’une variante de la traditionnelle bénédiction des enfants qui se fait à la fête de l’Épiphanie.

« On bénissait les enfants et on leur donnait des bonbons tandis qu’à Sudbury, c’était devenu qu’on bénissait les bonbons et on les donnait aux enfants. [...] Il y avait cette inversion. C’est de la religiosité populaire, qu’on reconnaît d’ailleurs au sein de l’Église catholique. »

— Une citation de  Jean-Pierre Pichette

Une tradition qui se transmet des paroissiens aux curés

Dans certaines paroisses sudburoises, les nouveaux curés doivent s’adapter aux coutumes locales en adoptant la tradition des bonbons bénits de l’Épiphanie. Si certains curés ont d’abord résisté, ne voulant pas perpétuer une tradition qui peut être perçue comme une superstition laïque, la volonté des paroissiens a fini par remporter la partie.

Une tradition bien vivante

Originaire du Grand Sudbury, le père Gérald Lajeunesse est heureux de continuer la tradition des bonbons bénits. En tant que curé de la paroisse Ste-Anne-des-Pins, il a préparé les sacs de bonbons qu’il a bénis et remis aux paroissiens à l’occasion de la messe de l'Épiphanie, le dimanche 5 janvier.

En ce qui concerne les propriétés miraculeuses ou médicinales qui sont parfois attribuées aux friandises, le père Lajeunesse fait preuve de scepticisme tout en reconnaissant le fait que cette croyance se retrouve chez ses paroissiens.

« Il faut respecter la sensibilité de chacun. Il y a des prêtres qui disent non, ça frôle la superstition. Moi, non. Si tu donnes une explication… moi, je n’ai jamais insisté, par exemple, de n’en manger que si vous êtes malade. Mais les personnes les plus vieilles de la paroisse, eux autres, oui, c’est pour quand ils sont malades. »

— Une citation de  père Gérald Lajeunesse

Ce reportage sur la tradition des bonbons bénits au Grand Sudbury a été présenté en trois parties. Pour écouter les trois parties, veuillez suivre les liens ci-dessous.
Partie 1
Partie 2
Partie 3