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« Permanent Astonishment »  :  les mémoires d'enfance de Tomson Highway

Le matin du Nord, Ici première
Rattrapage du jeudi 30 septembre 2021

« Permanent Astonishment »  :  les mémoires d'enfance de Tomson Highway

Les étonnants mémoires d’enfance de Tomson Highway

Page couverture du livre « Permanent Astonishment »
L’auteur et compositeur cri Tomson Highway raconte ses mémoires d’enfance dans son plus récent tome : « Permanent Astonishment ».PHOTO : Radio-Canada / Daniel Aubin
Le matin du Nord, Ici première
Le matin du NordPublié le 30 septembre 2021

CRITIQUE | Tomson Highway vit dans un état d'émerveillement perpétuel. Entre les pages de Permanent Astonishment, le plus récent tome du célèbre auteur et compositeur cri, Tomson Highway partage une série de vignettes qui racontent son enfance et les fondements de sa vision romancée de l'univers.

Les pensionnats pour autochtones : une nuance difficile à ficeler

L’enfance de l’auteur est partagée entre le vaste territoire que parcourt sa famille dans le Grand Nord manitobain et les nombreuses années scolaires pendant lesquelles il est hébergé au pensionnat pour autochtones Guy Hill. Étonnamment, pour le jeune garçon que Tomson Highway était à l’époque, il s’agit d’une expérience surtout positive.

Les descriptions du pensionnat pour autochtones Guy Hill sont tantôt drôles, tantôt fantastiques. Une fois sur place dans l’immense édifice, le petit garçon le conçoit comme un labyrinthe, un kaléidoscope, un royaume de magie. Il se sent choyé par cette institution qui lui fournit, entre autres, un lit avec des couvertures propres, un manteau d’hiver flambant neuf, de merveilleux repas qu’il décrit avec beaucoup d’enthousiasme et les cours de piano qui lui permettront d’accéder à sa vocation de compositeur hors pair.

Tout cela, bien sûr, en contraste avec la vie de nomade qu’il mène dans l’immensité du Nord les mois d’été avec la famille qu’il aime tant.

Cela dit, il ne s’agit pas du tout d’une apologie des pensionnats pour autochtones. L’auteur relate aussi le fait qu’il a été victime d’agressions de nature sexuelle, tout comme la plupart des garçons de son âge au pensionnat Guy Hill.

Plusieurs anciens élèves du pensionnat ont porté le fardeau de ce traumatisme tout au long de leurs vies, nous dit-il, souvent avec des conséquences tragiques.

L’auteur préfère reléguer l’expérience à l’équivalent d’une note en bas de page de sa biographie. Une note troublante, certes, mais une note à laquelle il refuse de s’attarder trop longtemps, préférant pour autant recenser la surabondance d’amour, de joie et d’humour qu’il perçoit tout autour de lui.

Voilà la magie de Tomson Highway, celui qui sait dessiner des constellations à partir des points lumineux dans la noirceur.

La critique de Permanent Astonishment a été présentée en deux parties :