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La Cafétéria, un projet collectif d'habitation : Entrevue avec Gabrielle Anctil

Le goût des autres, ICI Première.
Audio fil du dimanche 10 février 2019

La Cafétéria, un projet collectif d'habitation : Entrevue avec Gabrielle Anctil

Une commune nouveau genre pour partager les repas (et bien plus)

La jeune femme sourit en répondant aux questions de Francis Reddy.
Gabrielle AnctilPHOTO : Radio-Canada / Cécile Gladel
Le goût des autres, ICI Première.
Le goût des autresPublié le 10 février 2019

Gabrielle Anctil ne partage pas seulement trois appartements avec ses huit colocataires, mais aussi l'épicerie, les repas et... la vie. Ce concept d'habitation, qui existe depuis 10 ans, s'appelle La Cafétéria.

« Le Guide alimentaire canadien qui est sorti récemment disait qu’il ne faut pas juste manger bien, mais manger ensemble. Nous, on mange tout le temps ensemble. C’est rare que je me retrouve toute seule dans mon coin. Si je ne veux voir personne, je vais chez moi et je mets mes écouteurs », précise celle qui travaille comme recherchiste et chroniqueuse à l'émission Moteur de recherche.

Dans cette commune nouveau genre, chaque personne a sa chambre et son intimité, mais le coût de l’épicerie et de tous les autres achats est partagé, tout comme le sont le ménage et la confection des repas. Ce groupe est composé presque également d’hommes et de femmes, dont la moyenne d’âge est la trentaine.

« J’ai appris à poser des tablettes. On apprend tellement de choses. Parfois, certains ne savent pas cuisiner. On apprend à prendre des décisions en collectivité », indique Gabrielle Anctil.

« Personne n’a d’enfant, ajoute-t-elle. Mais on se questionne sur comment on pourrait faire si ça arrivait. Dernièrement, on en parlait et on se disait que si quelqu’un avait des enfants, il aurait congé de repas pour plusieurs mois. »

Une organisation rodée

Gabrielle Anctil souligne que les neuf colocataires sont très organisés pour ce qui est de la confection des repas, laquelle se fait en duo et est planifiée. « On est des nerds. Un mois à l’avance, on met nos disponibilités dans un calendrier. Avec mon partenaire de cuisine, pendant la journée, on va se parler puis on va faire l’épicerie. Trois fois par semaine, on fait la cuisine, le souper et les lunchs pour tout le monde. On s’est équipé chez des grossistes pour les casseroles, qui sont immenses », raconte-t-elle.

Les personnes qui cuisinent sont aussi responsables de faire la vaisselle. Les repas sont végétariens à la base, mais depuis l'arrivée d'une personne atteinte de la maladie cœliaque, ils préparent aussi des repas sans gluten.

Gabrielle Anctil et ses colocataires vont plus loin et réfléchissent à d’autres formes de partage. « Nos parents vieillissent; on se demande si on veut les mettre dans des maisons, ou on rêve à un endroit multigénérationnel. On réfléchit à une manière de vivre un peu en dehors de la norme. »