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Blake Desjarlais  :  premier député bispirituel

Le café show, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 24 septembre 2021

Blake Desjarlais  :  premier député bispirituel

Blake Desjarlais : premier député fédéral métis bispirituel

Blake Desjarlais.
Blake Desjarlais. PHOTO : Radio-Canada
Le café show, ICI Première.
Le café showPublié le 27 septembre 2021

Blake Desjarlais, Métis revendiquant l'identité bispirituelle, a été élu député fédéral dans la circonscription d'Edmonton Griesbach. Lui et Jeffery Charlifoux, directeur de la Edmonton Two-Spirits Society, expliquent les origines autochtones et ancestrales de cette identité de genre désormais adoptée par la communauté LGBTQ2S+.

Il sera le premier représentant métis ouvertement bispirituel à siéger à la Chambre des communes du Canada. Son élection réjouit le directeur de l'organisation Edmonton Two-Spirit Society, Jeffery Chalifoux. « Nous sommes si reconnaissant pour l'élection de Blake. Un membre de notre fratrie nous représente désormais au parlement. »

Aujourd'hui, la bispiritualité est souvent rattachée au mouvement LGBTQ2S, pourtant ce terme est directement lié aux cultures autochtones. Jeffery Chalifoux explique que le mot bispirituel a été inventé pour être un marqueur d'identification autochtone. La création de ce terme est attribuée à l'aînée Myra Laramee, qui a proposé son utilisation lors de la troisième conférence annuelle intertribale des Premières nations, des gays et des lesbiennes américains, tenue à Winnipeg en 1990.

« Il s’agit d’un terme créé par nos aînés, par les leaders de notre communauté pour incorporer les nombreuses identités différentes sur les genres parmi les Autochtones. »

—  Jeffery Chalifoux, directeur de la Edmonton Two-Spirit Society

Le nouveau député fédéral Blake Desjarlais explique que la création de ce mot est issue de discussions qui avaient lieu entre les personnes qui s'identifiaient à la communauté LGBTQ dans les années 1980. Il y avait un besoin, car la perception des personnes autochtones concernant l'identité LGBTQ, tout comme la perception de la binarité homme-femme, est différente des perspectives occidentales.

Perceptions culturelles de genre

Traditionnellement, les peuples autochtones, notamment les Cris, acceptaient les personnes différentes, selon Jeffery Chalifoux. « Les différents rôles de l’homme et de la femme qui existent aujourd’hui n’étaient pas quelque chose de commun dans nos traditions et sociétés. Nos êtres étaient une partie de ce que nous avions comme capacités, comme talents. C’est ce qui permettait de nous identifier », explique-t-il.

« Tous les individus sont uniques. Le sexe ne définit pas qui l'on est, mais nos actions nous définissent. Dans la communauté crie, nous croyons qu'il y a au moins 5 genres et peut-être beaucoup plus. »

—  Blake Desjarlais, député fédéral de la circonsciption Edmonton Griesbach