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Le café show, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 6 avril 2021

Hinton à la croisée de la nature et de l’industrie du charbon

Hinton à la croisée de la nature et de l’industrie du charbon

Publié le 6 avril 2021
Une photo aérienne de la mine ou plusieurs camions à benne et tractopelles exploitent le minerai.
La mine de charbon Vista près d'Hinton est en arrêt depuis le mois d'août 2020.PHOTO : Bighorn mining

La municipalité de Hinton se trouve à la porte des rocheuses. Elle est également un centre important de l'exploitation du charbon en Alberta. Son économie en dépend, son avenir également.

Le maire de la municipalité de 10 000 habitants, Marcel Michaels, n’est pas dupe. Lui aussi espère que la province cessera d’exploiter le charbon dans les contreforts des Rocheuses albertaines. Nous voulons tous un meilleur futur pour nos enfants, explique le père de quatre enfants.

Cependant, les possibilités pour diversifier l’économie de la région se font rares. Les familles ont besoin de revenus pour payer leur maison, l’épicerie. Plusieurs compagnies ont des contrats étroits avec l’industrie, fait remarquer Marcel Michaels.

Le gouvernement conservateur uni a lancé des consultations publiques pour moderniser sa politique sur le charbon dans les Rocheuses albertaines. Le chanteur Corb Lund a, en début d’année, y a dénoncé l’élimination de l’interdiction des mines de charbon à ciel ouvert.

Évaluation environnementale trop longue

Pour le maire d’Hinton, le problème réside dans le processus d’évaluation environnementale qui manque de certitude et qui est trop long. La mine Vista de la minière Coalspur a déposé une application pour la construction d’un deuxième bassin de décantation. La demande a été déposée le 17 août 2020 et aucune décision n’a encore été rendue. La mine emploie 300 personnes à Hinton. La vraie question est comment s’assurer d’arriver à une résolution, signale le maire de la municipalité.

Il avoue avoir pleinement confiance dans le Régulateur de l’énergie de l’Alberta, mais croit que la lenteur du processus entache la compétitivité de la région et de la province.

Marcel Michaels admet que les réalités géographiques à Hinton diffèrent de celles dans le sud de la province, mais reconnaît qu'une discussion honnête sur l'avenir de l’industrie doit avoir lieu. Cependant, il croit que le Canada n’est pas le problème, mais plutôt les pays comme la Chine ou l’Inde où il y a une forte demande. Pour l’instant, on a rien pour faire la transition, il faut trouver ce qu’il va remplacer les mines de charbon, conclut-il.