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Le Manitoba, seule province de l'Ouest sans site de consommation supervisée

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mardi 27 septembre 2022

Le Manitoba, seule province de l'Ouest sans site de consommation supervisée

« Les services d'injection supervisée ont fait leurs preuves », selon un expert

Des seringues et d'autre matériel pour des injections sécuritaires
Les sites d'injection supervisée fournissent le matériel requis - seringues stériles, tampons de gaze et autres - pour procéder à des injections sans risque.PHOTO : Radio-Canada
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 27 septembre 2022

Le fédéral octroie 2,5 millions $ au Manitoba pour prévenir les surdoses. Parallèlement, le Manitoba demeure la seule province de l'Ouest sans site d'injection supervisée. Certains politiciens « s'opposent aux services d'injection supervisée [...], car ils croient « que ça ne fait que maintenir les personnes dans leur dépendance », selon le professeur Jean-Sébastien Fallu.

Parmi les arguments contre les centres d'injection supervisée, figurent aussi « des craintes de criminalité tout près des services d'injection », ajoute M. Fallu, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal. Il rappelle que les évaluations en général ont déjà prouvé le contraire. Les services d'injection supervisée ont fait leurs preuves.

M. Fallu soutient que « les services de soins [et] de traitement à long terme, bien qu'ils soient essentiels, d'une part, peuvent prendre beaucoup de temps avant d'être efficaces et ne répondent pas aux besoins de toutes les personnes ». D'après lui, ces services ainsi que ceux des sites d'injection supervisée se complètent.

« Il faut avoir une approche humaniste et réaliser que pendant qu'on vise strictement des objectifs de traitement et d'abstinence, il y a des gens qui meurent de cette décision-là. »

— Une citation de  Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal

Les services d'injection ou de consommation supervisée sont essentiels, parce qu'ils permettent de maintenir en vie les personnes en attendant, peut-être, que ces personnes-là puissent aller vers un traitement, souligne Jean-Sébastien Fallu.