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Le bilinguisme au fédéral devrait-il inclure les langues autochtones?

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 17 août 2022

Le bilinguisme au fédéral devrait-il inclure les langues autochtones?

Le bilinguisme au fédéral devrait-il inclure les langues autochtones?

Affichette de bureau qui indique un service dans les deux langues officielles.
Une note a circulé l'automne dernier, mentionnant qu'un groupe de travail avait été créé pour discuter des changements possibles aux exigences en matière de bilinguisme dans la fonction publique fédérale.PHOTO : Radio-Canada
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 17 août 2022

Alors qu'une exemption pour les fonctionnaires fédéraux qui parlent une langue autochtone et qui ont une connaissance suffisante de l'anglais ou du français est envisagée, certains y voient un risque pour le français. Jean-François Savard, professeur à l'École nationale d'administration publique, comprend ces inquiétudes.

Le professeur précise que le français est obligatoire dans l'administration publique soit dans une région désignée bilingue ou dans le cas d'un haut gestionnaire.

« Si vous êtes [un fonctionnaire] au Nunavut ou dans les Territoires du Nord-Ouest [et] que vous maîtrisez une langue autochtone et l'anglais, il n'y a pas d'exigence de parler le français. »

— Une citation de  Jean-François Savard, professeur à l’École nationale d’administration publique.

Le problème, c'est surtout pour la haute gestion publique, estime M. Savard. Selon lui, une proportion considérable des fonctionnaires fédéraux sont francophones dans plusieurs provinces. Il estime qu'il est important que ces fonctionnaires puissent avoir accès à un gestionnaire qui parle leur langue.

Si l'exemption vise d'abord les fonctionnaires autochtones, M. Savard craint l'ouverture qui serait créée pour d'autres groupes qui pourraient également revendiquer une exemption. Ça, ça pourrait mettre fin à cette exigence de bilinguisme de la fonction publique fédérale, dit-il.