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Le voyage, droit ou privilège?

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mardi 7 juin 2022

Le voyage, droit ou privilège?

Repenser le voyage et réfléchir à sa place dans le monde

Une femme se tient devant la baie vitrée d'un aéroport pendant qu'un avion décolle sur la piste devant elle.
Le voyage, droit ou privilège? PHOTO : iStock
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 7 juin 2022

À l'approche de l'été, l'inflation et la hausse du prix de l'essence pourraient pousser certains Canadiens à repenser leurs plans de voyage.

Le voyage, les vacances, le temps hors travail, c'est un droit. Mais le voyage longue distance tel que l'on connaît, c'est aussi un privilège qui est redistribué, je dirais, de manière très inégale entre les pays, les classes sociales, voire même les genres, explique Dominic Lapointe, professeur titulaire au département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche sur les dynamiques touristiques et les relations socioterritoriales.

Le chercheur souligne qu'il faudrait se questionner sur la « place qu'on donne aux voyages et aux vacances dans le fonctionnement de nos sociétés ».

« Les pays occidentaux ont été particulièrement privilégiés autour de cette accessibilité aux voyages dans les 25, 30, voire 50 dernières années, particulièrement dans les 20 dernières années. »

— Une citation de  Dominic Lapointe, titulaire de la Chaire de recherche sur les dynamiques touristiques et les relations socioterritoriales

En raison de la pandémie et de la situation économique actuelle, M. Lapointe indique qu'il y a « une certaine forme de contraction à cette accessibilité-là ». Il rappelle qu'« avant la pandémie, en 2019, on évaluait que le tourisme était une des plus grandes industries globales ».

Quant à revoir ses habitudes de voyage, Dominic Lapointe croit que « repenser les vacances, ce n'est pas que repenser ». Il précise qu'il faudrait des efforts des consommateurs en tant qu'individu, « mais aussi collectivement, voire structurellement ». Ainsi faut-il selon lui déterminer où situer « le voyage en matière de consommation carbone [...] par rapport à d'autres consommations de carbone peut être plus essentielles ».