•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Comment contrer les nids-de-poule?

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 22 avril 2022

Comment contrer les nids-de-poule?

« On est capable de faire des chaussées à longue durée de vie », soutient un expert

Un ouvrier remplissant un nid-de-poule avec une pelle.
Serait-il possible de mieux entretenir, réparer et construire des routes pour éviter la formation de nids-de-poule? PHOTO : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 22 avril 2022

Le printemps dévoile l'état dégradé des routes manitobaines. Depuis le début de la saison, la Ville de Winnipeg indique avoir réparé plus de 23 000 nids-de-poule. L'état des routes souffre d'un budget initial limité et d'un système de gestion défaillant, remarque Alan Carter, professeur au Département de génie de la construction à l'École de technologie supérieure.

Il y a un manque cruel d'investissements. Même si la plupart des gens trouvent qu'on met déjà beaucoup trop d'argent, il faudrait mettre beaucoup plus, insiste le professeur.

M. Carter soutient qu'il ne faudrait pas hésiter à consacrer une somme assez substantielle à la construction d'une route, puisque ce choix sera « économique à long terme ».

Toutefois, prévient l'expert, afin d'assurer la longévité des routes, cet investissement initial devrait aller de pair avec une bonne gestion, qui veille à l'entretien et au maintien de la chaussée.

« On est capable de faire des chaussées [...] à longue durée de vie qui doivent durer au minimum 35 ans. Mais pendant cette période-là, on va venir refaire le centimètre à la surface. »

— Une citation de  Alan Carter, professeur au Département de génie de la construction à l'École de technologie supérieure.

La plupart des contrats de construction des routes au Canada rencontrent la barrière d'un budget limité et doivent se plier à la règle du plus bas soumissionnaire, déplore le spécialiste de l’étude des matériaux bitumineux.

D'après l'expert, il faudrait changer « la façon dont le budget est dépensé, pour mettre la part du lion sur l'entretien du réseau ». Ensuite, ça prend un système de gestion, ajoute Alan Carter.