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Abolition des permis aux salons de massages et agences d'escortes de Winnipeg

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mardi 18 janvier 2022

Abolition des permis aux salons de massages et agences d'escortes de Winnipeg

Des travailleuses du sexe à Winnipeg réclament le droit au travail

Une enseigne d'un salon de massage
Des salons de massages et agences d'escortes de Winnipeg pourraient perdre leurs licences.PHOTO : Radio-Canada
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 18 janvier 2022

Une proposition de modifications à un règlement de la Ville de Winnipeg pourrait faire perdre leur licence aux salons de massage et d'agences d'escortes de Winnipeg. Selon certains, ces changements permettraient la protection des femmes vulnérables contre l'exploitation sexuelle.

D'après Claudyne Chevrier, docteure en santé communautaire, il y a une clarification à faire. La façon dont c'est écrit, ça le présente comme si c'était pour enlever l'exploitation ou avec des enjeux autour de ça, alors que les travailleuses du sexe et les personnes de l'industrie demandent, plutôt, qu'on enlève les licences pour reconnaître l'industrie comme n'importe quelle autre industrie, explique-t-elle.

Un autre point que la docteure en santé communautaire souligne est qu'« enlever les licences, ça ne va pas enlever le fait que ces établissements ont le droit d'être ouverts ».

La demande de modification dont il est question, d'après elle, soulève l'enjeu du droit au travail, « qui est une réalité complètement différente de l'exploitation sexuelle et du trafic humain ».

Mme Chevrier regrette que le vote attendu se présente d'« une façon très compliquée et avec beaucoup de nuances », en ce qui concerne la perte des licences. C'est mélangeant un peu, ajoute-t-elle.

Elle souligne que la réglementation actuelle « donne à la police accès aux travailleurs et travailleuses du sexe, ce qui n'aide pas la sécurité des gens à l'intérieur de l'industrie ». Les modifications auront des effets positifs sur l'industrie, estime Mme Chevrier.

Le fait d'augmenter les droits de travail des travailleuses du sexe et de minimiser la surveillance et la criminalisation, ça, ça augmente les chances que les travailleuses du sexe puissent elles-mêmes appeler la police ou appeler des ressources lorsque elles en ont besoin. C'est plus difficile lorsqu'on a un climat, comme on a en ce moment, de surveillance.

Quant au vote du mercredi, elle reste optimiste. J'ai bon espoir. Évidemment, il va falloir attendre les résultats du vote pour voir, conclut Claudyne Chevrier.