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Étude sur l'alimentation des Autochtones

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 26 novembre 2021

Étude sur l'alimentation des Autochtones

Le taux d'insécurité alimentaire chez les Autochtones, « assez choquant » selon une étude

Des filets de saumon posés sur des rondins de bois et des poissons entiers.
Les produits de la pêche font partie de l'alimentation traditionnelle des Premières Nations.PHOTO : Gracieuseté : APN
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 26 novembre 2021

Une étude pancanadienne commandée par l'Assemblée des Premières Nations (APN) démontre qu'il y a un taux de « 48% d'insécurité alimentaire dans les foyers de Premières Nations vivant dans les communautés autochtones au pays », contre « 12 % dans la population » canadienne générale.

Cette étude sur l’alimentation, la nutrition et l’environnement chez les Premières Nations a été menée par des chercheurs de l'Université d'Ottawa, de l'Université de Montréal et de l'APN.

« Ce qu'on a trouvé était assez choquant [en ce qui concerne] la sécurité alimentaire, c'est-à-dire le fait que les familles n'aient pas assez de ressources financières pour manger à leur faim ou pour avoir l'alimentation qu'elles désirent avoir », évoque Malek Batal, professeur au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal et codirecteur de l'étude.

M. Batal indique que 6500 personnes dans 92 communautés au pays ont participé à l'étude. Il indique que plusieurs facteurs peuvent expliquer ce taux élevé d'insécurité alimentaire chez les Autochtones. Il cite entre autres le coût des aliments, la pauvreté, le manque d'eau potable, le changement dans l'environnement ainsi que les barrières structurelles.

« Dans certaines communautés, par exemple dans le nord du Manitoba, on a eu la communauté où il y avait le plus haut taux d'insécurité alimentaire parce que c'est une communauté qui n'a pas de routes, où il faut amener la nourriture par avion etc. Mais ça n'explique pas tout. »

— Une citation de  Malek Batal, professeur au Département de nutrition de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal

Le chercheur rappelle que les aliments traditionnels sont plus nutritifs que la plupart des aliments offerts sur le marché. Il mentionne que les Premières Nations sont obligées d'acheter ces aliments malgré leur prix exorbitant et que cela nuit à leur santé.

« Quand on demande aux membres des Premières Nations : "Quelle est votre alimentation préférée?", c'est toujours l'alimentation traditionnelle qui ressort. »

M. Batal souligne que l'insécurité alimentaire constitue un problème complexe dont la solution n'est pas simple. « On a sorti des recommandations récemment qui allaient plutôt dans un sens plus systémique », précise-t-il.

Les communautés autochtones se servent des données de cette étude dans leurs efforts pour améliorer la situation, mais selon le chercheur, elles ont besoin d'être soutenues. « Les communautés seules peuvent faire beaucoup de choses, mais elles ne pourraient pas tout résoudre par rapport à cette question. »