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Les résultats d’une étude sur les nouveaux arrivants au Manitoba

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 19 novembre 2021

Les résultats d’une étude sur les nouveaux arrivants au Manitoba

La déqualification vide le Manitoba de ses nouveaux arrivants, selon une étude

Le Manitoba est inscrit en toutes lettres sur une des routes de la province.
Une étude sur l'exode des immigrants manitobains vers d’autres provinces prend fin après 3 ans.PHOTO : Radio-Canada / Thibault Jourdan
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 19 novembre 2021

Le professeur d'économie de l'Université de Saint-Boniface (USB) et chercheur, Faiçal Zellama, a réalisé une étude pour comprendre, entre autres, les raisons qui poussent les immigrants francophones à quitter le Manitoba au profit d'autres provinces canadiennes.

M. Zellama a compilé 1000 témoignages, y compris des organismes francophones durant l’étude, effectuée sur 3 ans, pour Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Une partie de la réponse pour comprendre l'exode des immigrants réside dans la déqualification, selon cette étude.

Cette déqualification se caractérise par le fait que de nouveaux arrivants occupent un travail qui ne correspond pas à leur domaine d’expertise ou leur champ d’études. « Ils sont conscients que l’emploi est temporaire en attendant de trouver un emploi dans [leur] domaine », précise M. Zellama.

Le chercheur souligne que la pandémie a eu un impact sur le taux d'emplois des nouveaux arrivants. « Les immigrants qui sont arrivés après 2019 sont moins intégrés et rencontrent des difficultés », indique-t-il.

Durant la crise sanitaire, les nouveaux arrivants ont plus de difficulté à accéder aux services des organismes qui facilitent l'intégration, donc le taux d'emploi est plus bas, constate Faiçal Zellama.

« La satisfaction des services aux nouveaux arrivants augmente la productivité au travail et l'épanouissement. »

— Une citation de  Faiçal Zellama, directeur de l'École d'administration des affaires de l'USB

« Le taux qu’on a trouvé au Manitoba c’est un taux de 44 %, donc c'est un peu plus élevé que le taux de la moyenne nationale. Au national, 40 % des nouveaux arrivants sont sous-employés entre guillemets, c’est-à-dire qu'ils sont déqualifiés. »