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Le 6 à 9, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 22 juin 2021

Des éprouvettes et des hommes avec Jean-Eric Ghia

Les facteurs sociaux et les blessures de genoux chez les femmes sont liés, selon un article scientifique

Publié le 22 juin 2021
La professeure adjointe sourit à la caméra. Elle porte un foulard et un chandail bleu. Elle se trouve devant des poids haltères.
La professeure adjointe du Collège des sciences de la réadaptation à la Faculté des sciences de santé Rady de l'Université du Manitoba, Joanne ParsonsPHOTO : Photo soumise par Jean-Eric Ghia

Un article scientifique révèle qu'en plus des facteurs biologiques, les facteurs sociaux pourraient être responsables de la part importante des blessures des genoux chez les femmes, explique le chroniqueur Jean-Eric Ghia.

La professeure adjointe Joanne Parsons du Collège des sciences de la réadaptation à la Faculté des sciences de santé Rady de l'Université du Manitoba a publié, de concert avec d’autres auteurs, cet article scientifique dans le British Journal of Sports Medicine.

« Depuis les années 1990, les scientifiques ont montré à plusieurs reprises que les personnes de sexe féminin sont de trois à six fois plus susceptibles de souffrir d’une lésion du ligament croisé du genou, ligament qui assure la stabilisation de l’articulation du genou », note Jean-Eric Ghia.

Le chroniqueur explique que « les facteurs de ces blessures peuvent être classés en deux catégories. La première regroupe les facteurs propres à l’athlète comme l’anatomie, les muscles, les hormones et l’aspect psychologique. La deuxième catégorie regroupe les facteurs extérieurs à l’athlète, comme l’environnement et les équipements ».

M. Ghia prend à titre d’exemple les salles de sport, « souvent construits autour des hommes ». Il note que « les auteurs [de l’article scientifique] mettent en évidence les rôles des entraîneurs qui ont une importance dans la motivation de l’athlète ».

« Les entraîneurs sont principalement des hommes, ce qui donne très souvent aux femmes l’impression de ne pas être à leur place dans des salles d'entraînement. Cela laisse penser qu’elles s'entraînent moins et ont donc plus de chance de se blesser. »

—  Jean-Eric Ghia, chroniqueur

Pour prévenir les blessures, les femmes peuvent muscler la partie basse du corps. « Le problème c’est que les chercheurs se rendent compte que les femmes y participent moins », soulève M. Ghia.

« Faire de la musculation et soulever des poids semble être une affaire d’hommes et semble peu encouragé chez les femmes par la société », note Jean-Eric Ghia.