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Analyse des besoins LGBTQ+ au Manitoba francophone

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 18 juin 2021

Analyse des besoins LGBTQ+ au Manitoba francophone

Les communautés LGBTQ+ victimes d’homophobie et de francophobie, selon un rapport

Le drapeau arc-en-ciel flotte au vent.
Le drapeau arc-en-ciel flotte au vent.PHOTO : CBC / John Robertson
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 18 juin 2021

Un rapport du Collectif LGBTQ+ du Manitoba et de chercheurs de l'Université de Saint-Boniface vient d'être publié et fait état des besoins des communautés LGBTQ+ d'expression française de la province. Le rapport révèle l'« homophobie et [la] francophobie systémiques qui mettent [la] population, [la] communauté, à risque de problèmes de santé », signale le président du collectif, Stephan Hardy.

Si tous les groupes d’âge ont dit éprouver des besoins en matière de soutien en santé mentale, ce problème touche surtout les jeunes entre 18 et 34 ans, souligne M. Hardy.

Il ajoute qu’une grande proportion des répondants « se sentent peu ou pas accueillis ou acceptés dans la francophonie manitobaine ».

« Le fait de savoir qu’on n’est pas les seuls à l’avoir ressenti et de le voir écrit dans un document qui a été préparé par des experts en santé, des experts en recherche, ça nous dit que quelque part, c’est vrai. »

— Une citation de  Stephan Hardy, président du Collectif LGBTQ+ du Manitoba

Le rapport propose une série de recommandations. La première d’entre elles est de poursuivre l’analyse des besoins, en diversifiant les profils des personnes sondées.

Les jeunes, les aînés, les Autochtones, les personnes racisées ou en situation de handicap, celles qui vivent en milieu rural ou encore qui éprouvent une précarité socioéconomique restent sous-représentés, énumère M. Hardy.

Le rapport recommande également d’« améliorer l’accès à des services sociaux et de santé en français, et ce, dans un environnement inclusif et sécuritaire pour toute personne LGBTQ ».

Selon le président du collectif, nombreux sont les répondants qui ont affirmé ne pas trouver les services de santé nécessaires, avoir dû recourir à des services en anglais, ou encore à des ressources en français de moins bonne qualité ou moins accessibles que les services en anglais.

Enfin, le collectif aimerait favoriser l’épanouissement personnel et communautaire des personnes LGBTQ+. À cet égard, M. Hardy mentionne qu’il pourrait par exemple être question de la création d’un centre d’expression française qui leur serait dédié.

Une présentation de ce rapport se tiendra de manière virtuelle le samedi 19 juin à 10 h 30. Il est toujours possible de s’inscrire sur le site Internet du collectif (Nouvelle fenêtre).