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Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 2 juin 2021

Situation politique au Mali

La communauté malienne a les yeux tournés vers la situation politique au pays

Publié le 2 juin 2021
Le grand marché de Bamako.
Le grand marché de Bamako, au Mali, le 26 août 2020, huit jours après le coup d'État militaire qui a déposé le président Ibrahim Boubacar Keïta.PHOTO : Getty Images / ANNIE RISEMBERG

La communauté malienne suit de très près la crise politique au Mali, où deux coups d'État sont survenus en neuf mois. Mamadou Ka, professeur associé au Département de science politique de l'Université de Saint-Boniface, explique la situation dans ce pays « à la merci de l'armée », qui a « une très longue histoire avec les coups d'État militaires ».

« En 2020, [...] des milliers de Maliens sont descendus dans la rue pour demander le départ, la démission du président IBK [Ibrahim Boubacar Keïta] », rappelle d’abord le professeur. Il indique que ces « manifestations canalisaient une certaine exaspération de la population malienne », devant notamment les violences djihadistes et intercommunautaires du nord du pays, la corruption des têtes dirigeantes ou encore le « marasme économique » vécu par la population civile.

« Les Maliens sont fatigués. »

—  Mamadou Ka, professeur associé de science politique à l'Université de Saint-Boniface

Après cette première démission forcée par l’armée, le gouvernement de transition mis alors en place a lui aussi, à la fin du mois de mai, été poussé vers la sortie, poursuit Mamadou Ka. « L’armée est en train de dire : “nous avons la mainmise sur le pouvoir politique au Mali” », illustre-t-il.

Le professeur parle d’une société civile « divisée », mais où « la vie normale commence à reprendre son cours ». « Le comble, c’est qu’on passe d’une transition civilo-militaire à une transition carrément militaire, se désole-t-il. Autrement dit, le Mali a fait trois pas en arrière ».

Si M. Ka relève la « consternation » de la communauté internationale devant la crise politique, il se montre critique envers la position de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO), qu’il juge inadéquate.