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Le 6 à 9, ICI Première.
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Rattrapage du lundi 26 avril 2021

Un fonds pour soutenir les universités en milieu minoritaire

Un comité du Sénat veut soutenir les universités en milieu minoritaire

Publié le 27 avril 2021
Le Sénat canadien.
Distanciation sociale oblige, un pupitre sur deux était occupé, mercredi, au Sénat, pour le discours du Trône du gouvernement Trudeau.PHOTO : Reuters / PATRICK DOYLE

La motion de la sénatrice franco-ontarienne Lucie Moncion pour la création d'un fonds d'urgence destiné aux universités qui servent les communautés en milieu minoritaire a été adoptée à l'unanimité, la semaine dernière, au comité des langues officielles du Sénat.

Cette motion demande au gouvernement fédéral de s’entendre avec les provinces et les territoires pour la création de ce fonds destiné aux établissements d’enseignement postsecondaire en milieu minoritaire, qui sont en péril sur le plan financier, explique la sénatrice.

La sénatrice Moncion précise que la première partie de la motion exhorte le fédéral à faire une étude sur la situation financière des universités et collèges qui servent, en partie ou en entier, les communautés de langues officielles en milieu minoritaire. La sénatrice veut également que l’analyse tienne compte des effets de la pandémie sur les établissements.

Le manque de financement des universités en milieu minoritaire n’est pas nouveau, mentionne la sénatrice Moncion, mais la pandémie a exacerbé le problème. « Ces problèmes-là existent depuis plusieurs années », affirme-t-elle. « Cela a comme effet de créer des problèmes à long terme et il y a des enjeux associés à la pérennité de ces établissements. »

Lucie Moncion souligne notamment le cas du campus Saint-Jean et les mesures draconiennes prises tout récemment par l’Université Laurentienne qui, selon elle, affectent de façon inimaginable la formation des étudiants francophones dans le nord de l'Ontario.

« Il y a vraiment une protection à aller chercher pour que les personnes qui sont en milieu minoritaire puissent avoir accès à de la formation ciblée et qui réponde aux besoins locaux », affirme-t-elle.

La sénatrice franco-ontarienne craint que le manque continu de financement et ce type de restructurations ouvrent la porte à la perte des acquis en ce qui concerne la francophonie canadienne, et que cela pousse même à la perte de la langue et de la culture.

Reddition des comptes

Une étude de deux ans réalisée par le comité sénatorial des langues officielles a démontré que les problèmes de sous-financement et de reddition de compte sont présents, et ce, d’un bout à l’autre du Canada.

Les communautés minoritaires ne sont pas assurées de recevoir les sommes qui leur sont dues, affirme Lucie Moncion. Même si le gouvernement provincial transfère l’argent à l’établissement auquel il est destiné, l’établissement n’utilise pas nécessairement cet argent pour les minorités francophones, explique-t-elle.

De là, l’urgence pour la sénatrice de pouvoir suivre les sommes d’argent que le fédéral transfère aux provinces en matière d’éducation postsecondaire et de savoir ensuite où ces sommes sont dépensées. « C’est ça que l’on ne peut pas suivre présentement, appuie-t-elle. On demande au gouvernement d’intervenir immédiatement. »

La motion, qui a été déposée dans la foulée des troubles financiers de l'Université Laurentienne, à Sudbury, a été approuvée à l’unanimité par le comité sénatorial. Elle sera envoyée à la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, indique la sénatrice.