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Un système national de garderies espéré pour le budget fédéral

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du lundi 19 avril 2021

Un système national de garderies espéré pour le budget fédéral

Pour que le programme national de garde d’enfants soit une réussite

Des jeux à terre dans une salle de classe, En arrière plan on aperçoit les jambes d'un enfant qui joue à terre.
Les impacts du manque de places en garderies sur les femmes et leurs familles.PHOTO : Radio-Canada
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 19 avril 2021

Le gouvernement Trudeau déposera lundi après-midi son budget dans lequel il prévoit investir des millions de dollars pour mettre en place un système national de services de garde.

Pour que la création d’un système pancanadien de garderie soit une réussite, Michelle Vesey, professeure au département de l'Éducation de la jeune enfance à l'Université de Saint-Boniface (USB), affirme que plusieurs éléments doivent être tenus en considération.

Selon la professeure de l’USB, des changements au sein des gouvernements provinciaux sont nécessaires pour assurer une certaine cohésion puisqu’à l’heure actuelle, les services de garde régissent sous différent ministère d’une province à une autre.

L’élaboration de ce système national doit également tenir compte de trois grands axes : des frais de services de garde abordables, l’accès aux garderies et la qualité de services, précise Michelle Vesey.

« Les services de garde doivent être abordables pour tous les parents », dit-elle. « Le plus que l’on fait pour permettre aux femmes de retourner sur le marché du travail, c’est un bienfait pour l'économie du Canada. »

Elle ajoute que l’accès aux garderies doit être une priorité, car encore aujourd’hui plusieurs communautés issues notamment des Premières Nations et de langue française ont des défis d’accès aux services de garde, et ce, partout au pays.

Pour assurer la qualité des services, Mme Vesey croit en une formation adéquate du personnel, mais aussi à la rétention des employés.

« On veut du personnel qui est bien formé et bien payé. »

—  Michelle Vesey, professeure au département de l'Éducation de la jeune enfance à l'Université de Saint-Boniface

Dans son énoncé économique en novembre, le gouvernement libéral proposait de dépenser 420 millions $ en subventions et bourses d’études, pour aider les provinces et territoires à former et à retenir des éducatrices de la petite enfance qualifiées.

Les frais pour les services de garde varient de province en province. Les villes de Toronto et de Vancouver détiennent les frais de garderie les plus élevés au pays. Et même si le Manitoba arrive bon deuxième en ce qui concerne des frais de garde abordables, Michelle Vesey constate que ce n’est pas nécessairement facile pour tous les parents de payer ces frais-là.

Selon elle, l’élaboration d’un système de garderie pancanadien, basé sur le modèle du Québec, est fortement nécessaire.