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Le 6 à 9, ICI Première.
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Rattrapage du vendredi 26 février 2021

Bilinguisme des événements culturels en milieu minoritaire

Le bilinguisme des événements culturels en milieu minoritaire : un mal nécessaire?

Publié le 26 février 2021
Affiche annonçant des services bilingues
Affiche annonçant des services bilinguesPHOTO : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Les médias sociaux fréquentés par la communauté franco-manitobaine sont le théâtre d'un débat entourant la présence de l'anglais au dernier Festival du Voyageur. Ce genre de controverse n'est pas unique à Saint-Boniface, rappelle d'emblée Anne Robineau, chercheuse et directrice adjointe de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques.

« L’ensemble de la francophonie canadienne partage cette problématique », souligne la chercheuse qui s’intéresse notamment aux arts et à la culture dans des contextes multilingues.

Selon elle, « la démographie étant ce qu’elle est », et l’exogamie étant une réalité partout au Canada, et notamment dans l’Ouest, les événements culturels comme le Festival du Voyageur seront forcément amenés à rejoindre une population qui, sans être nécessairement francophone, « a quand même le goût de la culture francophone » et voit là une occasion d’« avoir une expérience » de la culture en français.

Mme Robineau donne l’exemple de ceux qui participent à des programmes d’immersion, et dont il faut prendre en compte les motivations, mais aussi des visiteurs qui viennent des autres provinces ou encore de l’extérieur du Canada, et qui sont habitués à « quelque chose d’un peu standardisé » en matière de tourisme.

La difficulté pour les organisateurs est alors de trouver des façons d’inclure ces publics « sans avoir un sentiment de perte d’un espace francophone » et tout en respectant la culture française ainsi que, dans le cas du Festival du Voyageur, la culture métisse, explique la chercheuse.

Forcément, avance-t-elle, les solutions seront élaborées « au cas par cas ». Elle pense par exemple à des systèmes de traduction ou encore, dans le cas d’une soirée qui se déroulerait en anglais, de la création d’« un espace où les gens pourront réagir à l’événement en français ».

Mme Robineau estime que les jeunes générations et des organismes comme le Conseil jeunesse provincial, dont elle salue le dynamisme, pourraient être en mesure de proposer des innovations, de « nouvelles idées [...] pour pouvoir imaginer un compromis ».