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Maisons intercalaires  :  quels enjeux d'urbanisme?

Le 6 à 9, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 30 septembre 2020

Maisons intercalaires  :  quels enjeux d'urbanisme?

Les maisons intercalaires, une solution à l’étalement urbain?

Deux maison intercalaire dans une avenue de Winnipeg.
Ces maisons intercalaires situées sur l'avenue Vivian à Saint-Vital sont plus hautes que les maisons environnantes, plus anciennes. La Ville envisage de nouvelles directives pour la construction de ce type d'édifice.PHOTO : Radio-Canada / Trévor Brine
Le 6 à 9, ICI Première.
Le 6 à 9Publié le 30 septembre 2020

La Ville de Winnipeg mène un sondage et des consultations (Nouvelle fenêtre) au sujet de la construction de maisons intercalaires, ces habitations permettant souvent de loger plusieurs familles, et qu'on érige sur des lots existants dans des quartiers établis. Les Winnipégois sont divisés sur la question, qui soulève des enjeux d'urbanisme importants.

« Lorsqu’on construit ces logements intercalaires [...], on s’éloigne de l’étalement urbain », résume l’urbaniste et professeur associé au département de géographie de l’Université de Winnipeg, Marc Vachon. Celui-ci souligne que les nouveaux ensembles résidentiels en banlieue entraînent de lourds coûts pour la construction d’infrastructures comme les routes et les égouts, en plus de compromettre les terres agricoles.

En contrepartie, les bâtiments érigés sur des lots accessibles des quartiers centraux bénéficient d'installations urbaines esistantes. Les personnes qui y habitent ont également un meilleur accès à un transport en commun efficace, qui peut dès lors être plus rentable, et aux pistes cyclables et zones piétonnières, explique l’urbaniste.

« La cause principale de l’étalement urbain, c’est vraiment la voiture. »

— Une citation de  Marc Vachon, urbaniste et professeur associé au département de géographie de l’Université de Winnipeg

Néanmoins, « tous les quartiers ne sont pas pareils », remarque Marc Vachon. À une certaine époque, dit-il, « les [promoteurs] faisaient ce qu’ils voulaient », sans égard au caractère du voisinage. « Un logement intercalaire de trois étages [...] dans le village de Osborne s’adapte beaucoup mieux à son caractère que [...] dans un quartier comme Saint-Boniface, où il y a des maisons unifamiliales », illustre l’urbaniste.

À cet effet, consulter la population et réglementer la pratique permet de « pouvoir développer des politiques qui font qu’on respecte le quartier », indique Marc Vachon. Des données sur la luminosité, la vie privée, le design, les espaces verts et la densité de la population doivent par exemple être prises en compte.

Les Winnipégois peuvent se prononcer en remplissant un sondage en ligne jusqu’au 22 octobre. Dès le 4 octobre, ils peuvent aussi participer à des consultations en ligne. Elles remplacent les rencontres qui devaient avoir lieu en personne avant que Winnipeg soit en zone orange et que les rassemblements de plus de 10 personnes soient interdits.