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Le 6 à 9, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 13 avril 2021

Des éprouvettes et des hommes avec Jean-Eric Ghia

Une étude réalisée au Manitoba pour prévenir les maladies du cœur

Publié le 20 avril 2021
Dix personnes, soit l’équipe du professeur Amir Ravandi, debout sur le gazon pour une photo de groupe.
Dans sa chronique Des éprouvettes et des hommes, Jean-Eric Ghia fait le point sur l’évolution et les avancées concernant les maladies des valves du coeur.PHOTO : photo soumise par / Jean-Éric Ghia

Des chercheurs de l'Université du Manitoba réalisent une étude pour prévenir les maladies du cœur et ainsi éviter le remplacement des valves du cœur.

L’étude du professeur agrégé Amir Ravandi, qui travaille dans la section de cardiologie du département de Médecine interne de la faculté des sciences de la santé Rady à l’Université du Manitoba, est publiée dans le Journal of the American College of Cardiology.

Les recherches liées à l’étude sont importantes, selon le chroniqueur Jean-Eric Ghia, car « ces maladies sont très fréquentes chez les personnes âgées et elles augmentent avec l’âge. Ce qui veut dire qu’avec le vieillissement de la population il va y avoir de plus en plus de cas qui vont apparaître et cela va avoir un impact majeur sur la société ».

Par exemple, M.Ghia explique que dans le cadre de la maladie de la sténose de la valve aortique (où sténose vient du mot grec rétrécissement), la valve va se rétrécir, car du calcium va s’y déposer.

« Dans ce cas, la porte [soit la valve] va non seulement se durcir, mais elle va aussi se rétrécir et devenir plus petite. Cela va réduire le débit sanguin et l’apport d’oxygène à tout le corps. Donc le cœur va devoir pomper beaucoup plus, il sera fatigué et ça peut entraîner de l’insuffisance cardiaque voir augmenter les risques de mort subite », explique le chroniqueur.

L’équipe de travail d'Amir Ravandi a donc tenté de « fabriquer une sorte d’atlas de tous les changements des molécules que l’on pourrait voir dans les valves lors des différents stades de cette maladie », raconte Jean-Eric Ghia.

L’identification de molécules

« L’équipe a utilisé une technologie pointue appelée la spectrométrie de masse », précise le chroniqueur. Grâce à cette méthode, les chercheurs ont pu identifier plus de 72molécules qui se comportaient de manière différente suivant l’état de la maladie.

La plupart du temps, les découvertes d’un médicament se basent sur une molécule spécifique. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont pu trouver une molécule qui jouerait un rôle plus important.

« Ils ont mis à jour une molécule associée à la graisse qui était augmentée de manière très importante lors du développement de la maladie: l’acide lysophosphatidique. D'après les chercheurs, cette molécule pourrait être un bon marqueur de progression rapide de la maladie », note M.Ghia.

Éventuellement, selon Jean-Eric Ghia, cette molécule pourrait être utilisée afin de détecter les patients qui pourraient développer des formes graves de la maladie de cœur.