•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Michel Lacombe s'entretient avec Martine Dennewald

Le 21e, ICI Première.
Michel Lacombe s'entretient avec Martine Dennewald

Michel Lacombe s'entretient avec Martine Dennewald

Martine Dennewald, directrice de grands festivals

La femme aux cheveux longs regarde la photographe.
Martine Dennewald, la nouvelle co-directrice du Festival TransAmériquesPHOTO : Katrin Ribbe
Le 21e, ICI Première.
Le 21ePublié le 17 mai 2022

Après une carrière de plusieurs années au sein de prestigieux festivals en Europe, Martine Dennewald codirige depuis mai 2021, avec Jessie Mill, le Festival TransAmériques (FTA). Conversation avec une polyglotte pour qui « aller voir ailleurs, c'est l'essentiel ».

Martine Dennewald vient du Luxembourg, un petit pays situé entre la France et la Belgique, où les habitants parlent le luxembourgeois, le français, l’allemand et l’anglais. Elle commence cependant l’école alors que sa famille vit aux États-Unis : « J’ai tout de suite considéré les États-Unis comme mon pays, à l’âge de 4 ans . » Depuis, « toute l’idée d’appartenance à un pays, à une culture s’est quand même beaucoup nuancée au fil de ma vie », raconte celle qui, dans la vingtaine, parlait déjà quatre langues.

À 18 ans, sa mère l’amène au Festival d’Avignon. Le déclic se fait à ce moment-là : « Accompagner une ville dans cette transformation qui s’effectue pendant le festival, rassembler tous ces gens qui font du théâtre, qui parlent de théâtre […]; je voudrais être la cause de tout cela », raconte-t-elle.

« Un festival, dans le meilleur des cas, permet à une ville de s’imaginer autrement. »

— Une citation de  Martine Dennewald, codirectrice du Festival TransAmériques (FTA)

Afin de parvenir à cet objectif, Martine Dennewald étudie peu après la dramaturgie en Allemagne, car elle adore le théâtre allemand. Elle précise cependant que cet apprentissage n’est pas le même qu’au Canada; qu’elle a plutôt appris à être « conseillère au metteur en scène ». Chose certaine, elle savait déjà qu’elle voulait diriger des événements ou des festivals d’art vivant.

Sa carrière se déroule surtout en Allemagne, dans des festivals, ainsi qu’en Hongrie et en Autriche. Depuis son arrivée à Montréal, au FTA, elle est fascinée par « une espèce de solidarité et d’échanges entre les artistes et les institutions culturelles ». « Je n’ai jamais vu ça dans aucune autre ville; certainement pas en Europe », dit-elle.

Après deux ans de pandémie, le FTA présentera sa première vraie programmation. Avec Jessie Mill, qui est là depuis sept ans au festival, Martine Dennewald espère que son travail et son expérience d’ailleurs donneront des « propositions intéressantes pour le FTA ».

D’ailleurs, bien des spectacles d’Afrique sont proposés au festival cette année. « Il s’agit de trouver dans l’état actuel du monde où sont les liens. Et donc, la langue française, qui est parlée ici comme en Côte d’Ivoire et comme au Burkina Faso, ça, c’est un lien très concret », croit Martine Dennewald.