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Michel Lacombe s'entretient avec Mélanie Demers

Le 21e, ICI Première.
Michel Lacombe s'entretient avec Mélanie Demers

Michel Lacombe s'entretient avec Mélanie Demers

Mélanie Demers, la danseuse contemporaine hyperactive

Portrait de Mélanie Demers.
Mélanie DemersPHOTO : Julie Artacho
Le 21e, ICI Première.
Le 21ePublié le 10 mai 2022

« Je ne me limite pas à la danse », affirme Mélanie Demers, lauréate du Grand Prix de la danse de Montréal en 2021. Dans ses spectacles Les angles morts, La goddam Voie lactée, Confession publique et Cabaret noir, la danseuse et chorégraphe flirte assurément avec le théâtre.

« Pourquoi ne pas mettre à contribution et convier tous les outils, les disciplines qu’on a à portée de main pour faire quelque chose comme des spectacles d’art total? » poursuit-elle.

Mélanie Demers est née à Montréal, mais elle a grandi à Québec, entre le zoo et la prison d'Orsainville, comme elle le dit. « C’est une belle image de voir les barreaux. […] C’est peut-être ça qui m’a donné une envie de liberté. »

Elle a fait du ballet dès son enfance, mais elle a mis la danse de côté pour s'intéresser au théâtre au secondaire. Elle y est revenue, à la fin du secondaire, s'intéressant cette fois à la danse contemporaine. Sa rencontre avec Marc Boivin qui lui a donné « les ailes, la capacité de croire que ça pouvait être une voie professionnelle ».

Mélanie Demers est déménagée dans la métropole du Québec pour sa formation à l’École de danse contemporaine de Montréal (EDCM). Peu après ses études, elle s'est jointe à la défunte compagnie Ô Vertigo, de Ginette Laurin, et est ainsi partie en tournée à 22 ans.

Assez tôt, Mélanie Demers s’est intéressée à son talent créatif et a voulu contribuer à des œuvres de danse. Elle a quitté Ô Vertigo après 10 ans, et a fondé MAYDAY Danse, certes un appel de détresse, mais qui se raccroche à « la goutte d’espoir qu’on va peut-être s’en sortir ».

L'une des femmes est assise, l'autre est debout derrière elle. Elles sont habillées de vêtements noirs.

Mélanie Demers et Florence Blain Mbaye dans le spectacle « Cabaret noir »

Sophie El Assaad

« De tout temps, être danseur est difficile, selon Mélanie Demers. Quand on rentre dans un processus de création en danse, on est dans l’absolu inconnu. Il faut avoir vraiment confiance dans le créateur pour se laisser transformer au gré d’une écriture qui se fait avec nous. C’est un vertige incroyable! »

Pour Mélanie Demers, la danse n’est pas qu’une « manifestation esthétique », elle a aussi « un poids politique ».

« La danse a plein de pouvoirs et on la réduit souvent à sa fonction esthétique. […] J’aime bien dire que c’est un fin mélange entre le politique et le poétique, ce que je fais. »

— Une citation de  Mélanie Demers, danseuse et chorégraphe

Aujourd’hui, Mélanie Demers veut « aller plus profondément, explorer les tréfonds, les bas-fonds » de la création, continuer à s’approcher du théâtre et même y faire de la mise en scène.