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Francisation nouveau genre : Reportage de René Saint-Louis

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du lundi 8 octobre 2018

Francisation nouveau genre : Reportage de René Saint-Louis

Des cours de francisation nouveau genre

Une groupe d'immigrants tenant des sacs de pommes.
Le Carrefour interculturel de francisation et d'immersion a récemment organisé une sortie aux pommes.PHOTO : Julie Gagné
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 8 octobre 2018

Une fondation pancanadienne consacrée à la promotion du français vient de voir le jour. La Fondation pour la langue française recueille les dons afin de financer divers programmes de francisation, dont le Carrefour interculturel de francisation et d'immersion, qui offre depuis deux semaines des cours nouveau genre aux professionnels qui veulent apprendre le français à Montréal.

Ces cours prennent la forme d’ateliers et d’activités, et n’ont rien à voir avec l’enseignement magistral, comme l’explique la directrice du développement de la Fondation pour la langue française, Julie Gagné : On est complémentaire à l’offre qui existe déjà. Et ce qu’on fait, c’est qu’on offre des activités ludiques, allant du cinéma aux activités de plein air, en passant par l’improvisation et les jeux de mots, qui permettent aux participants d’améliorer leur connaissance du français, mais également de s’intégrer à la société québécoise.

Car pour certains participants, tous issus de l’immigration, les ateliers sont l’unique moyen de rencontrer des gens. Je ne sors pas souvent de la maison, raconte Ovidio, qui est arrivé de la Roumanie il y a un mois. J’ai besoin d’interactions sociales. C’est pour ça que j’étais très content quand j’ai entendu parler de ce groupe de francisation.

Le programme offert cet automne par le Carrefour interculturel de francisation et d'immersion s’adresse aux travailleurs des secteurs de la culture, de l'industrie numérique et du tourisme qui ont été recrutés à l’étranger, ainsi qu’à leurs conjoints. Ils ont déjà suivi des cours classiques de francisation, mais la plupart d’entre eux communiquent en anglais avec leurs collègues. Que voulez-vous, c’est pas mal plus facile pour leurs collègues de leur parler en anglais que d’essayer de se faire comprendre en français, fait valoir l’une des animatrices des ateliers, Marie-Carole Daigle.

« On apprend le français par le jeu, ce n’est pas comme un cours à l’université. Avec cette formation, c’est plus facile pour moi d’apprendre le français. »

—  Fendjui, immigrante chinoise qui participe aux ateliers de francisation

La Fondation pour le français compte aussi financer un programme de francisation s’adressant aux gens d’affaires, et un autre destiné aux sportifs de haut niveau. L’Impact, les Alouettes et le Canadien de Montréal auraient déjà manifesté leur intérêt.