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Voyage annulé pour un élève victime d'intimidation : Reportage de Marie-Ève Trudel

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du mardi 12 juin 2018

Voyage annulé pour un élève victime d'intimidation : Reportage de Marie-Ève Trudel

Il renonce à un voyage scolaire de peur d’être intimidé

Des enfants dans une cours d'école
La mère d'un élève de 6e année de Shawinigan victime d'intimidation dénonce l'inaction de son école et de la commission scolaire.PHOTO : Radio-Canada
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 12 juin 2018

Un garçon de 12 ans de Shawinigan a choisi de renoncer à son voyage de fin d'année à Toronto parce qu'il dit être victime d'intimidation et de gestes violents de la part d'autres élèves de son école. La journaliste Marie-Ève Trudel l'a rencontré.

Le garçon de sixième année serait victime d’intimidation depuis deux ans à cette école. Cela fait trois fois qu’il change de milieu scolaire pour cette raison.

« Sa mère nous dit qu’il est une cible parce qu’il a un surplus de poids et qu’il ne porte pas les vêtements dernier cri », indique Marie-Ève Trudel.

« C’est un garçon très poli, qui dégage beaucoup de douceur », précise la journaliste.

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est lorsque des élèves, dans un parc, auraient couru après son fils avec des branches pour les lui mettre dans le rectum. « Il ne m’en a pas parlé sur le coup, il avait trop honte », a raconté la mère à Marie-Ève Trudel.

Une plainte pour voies de fait a été déposée à la Sûreté du Québec contre ces jeunes. Les policiers ont rencontré le garçon qui aurait été intimidé, mais on ne sait pas s’ils ont parlé aux jeunes visés par la plainte.

« Ce qui est très crève-cœur pour la mère, c’est que, depuis quelque temps, son garçon très doux dit qu’il craint de devenir violent parce qu’il n’en peut plus d’être une cible », affirme la journaliste Marie-Ève Trudel.

De son côté, la Commission scolaire de l’Énergie assure qu’elle fera un suivi auprès des jeunes visés par la plainte.

Daniel Lemaire, directeur général de la Commission scolaire de l'Énergie, estime avoir agi de façon impeccable et pris les mesures nécessaires. « Vous comprenez qu'une école, comme une commission scolaire, ne peut pas gérer les parcs les fins de semaine ni le soir, dit-il. C'est hors de notre responsabilité. »

La commission scolaire a offert qu'un intervenant accompagne l'enfant pour la sortie de classe. La famille a décliné cette proposition, craignant que cette mesure spéciale puisse aggraver la situation.

Pour Jasmin Roy, dont la fondation lutte contre l’intimidation dans les écoles, la solution proposée par la commission scolaire n’est pas un moyen de remédier véritablement au problème : « Si l'enfant est toujours accompagné d'un adulte pour évoluer dans ses activités, les autres vont penser qu'il n'est pas capable d'évoluer seul ou de socialiser, et qu'il a toujours besoin de l'assistance d'un adulte. Ce n'est pas le message que l'on veut envoyer. »

L’année scolaire tire à sa fin et le garçon qui se dit intimidé entrera au secondaire l’année prochaine. Jasmin Roy croit qu’il serait important que la Commission scolaire de l’Énergie informe la future école secondaire du garçon des gestes d’intimidation qu’il aurait subis.