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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du mercredi 20 décembre 2017

Un groupe méconnu contre la radicalisation : Reportage de Marie-France Bélanger

Une équipe clinique pour combattre la radicalisation

Publié le 20 décembre 2017
Cécile Rousseau, Mathieu Brami et Anousheh Machouf dans les bureaux de l'Équipe polarisation
Cécile Rousseau, pédopsychiatre, clinicienne et chercheure; Mathieu Brami, psychologue et Anousheh Machouf, psychologue et coordonnatrice de l'équipe clinique de polarisations socialesPHOTO : Radio-Canada / Marie-France Bélanger

L'Équipe polarisation est un groupe mis en place il y a un an et demi à Montréal par le ministère de la Santé du Québec pour combattre la radicalisation et venir en aide aux victimes de celle-ci.

Composée de huit personnes – des chercheurs, des psychiatres, des psychologues et des travailleurs sociaux –, l'Équipe polarisation a vu une soixantaine de cas à ce jour, autant des hommes que des femmes. Les individus rencontrés étaient âgés de 10 à 30 ans.

La mission de l'équipe est d'intervenir auprès des victimes de la radicalisation, qui souffrent de détresse, de panique ou de troubles anxieux.

Elle joue également un rôle d'éducation, comme l'explique la pédopsychiatre Cécile Rousseau : « Il y a beaucoup de demandes qui nous viennent des milieux de vie parce que les gens sont inquiets, et en fait, il s’agit de quiproquos culturels, c'est-à-dire que des signes qui sont en fait inoffensifs sont considérés comme des signes de radicalisation. Et ça peut donner lieu à des dérapages. »

Elle donne l'exemple d'une jeune qui dirait être au service d'Allah. « Ça peut simplement vouloir dire qu’il va pratiquer la charité, qu’il a le devoir de s’occuper des autres », affirme Cécile Rousseau.

L'Équipe polarisation donne donc beaucoup de formations, notamment en milieu scolaire.

Un problème de détresse plus que d'idéologie

Selon Cécile Rousseau, dans 95 % des cas, le problème de la radicalisation n’est pas idéologique. « L’idéologie vient nourrir une détresse personnelle, familiale, ou communautaire », soutient-elle.

Sa collègue Ghayda Hassan, psychologue, chercheuse et clinicienne, abonde dans le même sens : « Les jeunes qui s’engagent dans un processus qui pourrait mener à la radicalisation violente vivent souvent de la souffrance sociale, familiale, personnelle et parfois même mentale. »