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Site d’injection supervisée près d’une école : Reportage de René Saint-Louis

Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Audio fil du mercredi 15 novembre 2017

Site d’injection supervisée près d’une école : Reportage de René Saint-Louis

Le centre d’injection supervisée du Centre-Sud continue de susciter l'inquiétude

Une carte de Ville-Marie présentant plusieurs épingles
Cette carte de l'organisme Spectre de rue indique tous les endroits où des seringues souillées ont été trouvées.PHOTO : Radio-Canada / René St-Louis
Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Le 15-18Publié le 15 novembre 2017

Un quatrième centre d'injection supervisée est sur le point d'ouvrir ses portes à Montréal, dans les locaux de l'organisme Spectre de rue, rue Ontario Est, et les parents qui habitent dans le secteur sont toujours inquiets pour leurs enfants.

Le centre se trouvera à proximité de nombreuses écoles, et les parents craignent que leurs enfants entrent en contact avec sa clientèle. « Ici, c’est la plus grande concentration d’équipements pour les enfants dans Ville-Marie », indique Stéphanie Cohen, une mère dont le garçon fréquente l’École Marguerite-Bourgeoys. « Je suis interloquée devant le manque de vision et de compréhension de la réalité de cet espace-là », ajoute-t-elle.

La présidente du conseil d'établissement de l'École Marguerite-Bourgeoys, Christelle Perrine, a reçu comme mandat de se pencher sur la question. Elle suggère de déplacer le centre d’injection dans les locaux du CLSC des Faubourgs, situé rue de la Visitation, ou encore vers la station de métro Berri-UQAM.

Selon le directeur de l’organisme Spectre de rue, Gilles Beauregard, l’ouverture du centre aura des conséquences positives pour le quartier : « Ce qui va arriver, c’est que les gens qui se faisaient des injections à l’extérieur vont, on l’espère, le faire dans le centre, au lieu d’aller dans les endroits publics. On espère aussi qu’il va y avoir une diminution du nombre de seringues à la traîne. »

Il rappelle que l’organisme Spectre de rue a déjà repoussé l’heure d’ouverture du centre d’injection supervisée pour éviter qu’il soit ouvert au moment où les enfants se rendent à l’école.