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Intégernération à Saint-Jean-sur-Richelieu : Reportage d'Alexis Gacon

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 22 déc. 2020 : Les risques de voyager, et aînés en milieu familial

Intégernération à Saint-Jean-sur-Richelieu : Reportage d'Alexis Gacon

S’occuper des aînés en vivant parmi eux

Un homme âgé tenant un petit garçon dans ses bras.
Jacques Chénard en compagnie du petit AmadouPHOTO : Michelle Sirois
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 22 décembre 2020

À Saint-Jean-sur-Richelieu se trouve une grande maison ancestrale un peu particulière. Il s'agit d'une maison intergénérationnelle qui accueille, à la fois, une famille et des personnes âgées. En ces temps de pandémie, Michelle Sirois, la propriétaire, estime que son type de résidence est idéal pour briser l'isolement des aînés.

Les résidences pour personnes âgées de type familial sont rares au Québec. Michelle Sirois a eu l’idée d’en ouvrir une lorsqu’un changement de carrière s’est imposé à elle. Elle a laissé tomber la restauration et a suivi différents cours, notamment en gérontologie, avant d’acquérir la grande maison ancestrale. J’ai toujours eu beaucoup d'affection pour les personnes âgées, explique-t-elle. Je me sens bien, je sens que ça vaut quelque chose, ce que je fais.

Il n’a toutefois pas été aisé de devenir propriétaire d’une telle ressource pour personnes âgées. Il aura fallu deux ans de démarches auprès de son centre local de services communautaires (CLSC) et du ministère des Aînés pour que Michelle Sirois puisse mener son projet à bien. Il a vraiment fallu qu'on se batte, raconte-t-elle. Ça fait des années qu'il n'y a pas de nouvelles RTF [ressources intermédiaires de type familial] comme ici pour les personnes âgées. Je ne pense pas que ce soit parce qu'il n'y a pas de demande pour en ouvrir. Je pense que c'est un modèle qui n'a pas été développé, car on a plus poussé pour les grosses résidences privées.

La femme de 33 ans vit donc parmi neuf aînés; certains parmi eux ont des problèmes de santé mentale. Elle est heureuse que son enfant d’un an et demi puisse côtoyer les résidents : Ils ont la liberté de circuler, ils voient ma famille. Un cadre de vie comme ici, c'est plus agréable en temps de pandémie.

Comme la famille de Michelle Sirois et les résidents vivent dans le même milieu, ils sont considérés comme une bulle familiale et ne sont donc pas obligés de porter le masque pour se côtoyer. À en croire Jacques Chénard, les résidents sont heureux de pouvoir recevoir la visite du petit garçon. C’est notre petit rayon de soleil, dit-il. Des fois, il déjoue sa mère et il traverse, il vient nous voir. Il nous tend les bras et il veut qu'on le prenne, qu'on s'occupe de lui. C’est le fun!