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Le 15-18, ICI Première.
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Rattrapage du 4 déc. 2020 : Logement social à Bruxelles et liberté d'expression

Un programme d'agriculture urbaine dans une école en plein désert alimentaire

Un programme scolaire d’agriculture urbaine en plein désert alimentaire

Publié le 7 décembre 2020
De petits carrés de terre alignés devant une serre.
La serre et le potager sur le terrain de l’école Louis-Joseph PapineauPHOTO : Radio-Canada / Philippe-Antoine Saulnier

Plusieurs secteurs du quartier Saint-Michel sont considérés comme des déserts alimentaires, c'est-à-dire qu'on y trouve peu d'épiceries. L'école secondaire Louis-Joseph-Papineau est située dans l'un d'entre eux. Or, cela ne l'a pas empêchée de mettre la saine alimentation au cœur de l'un de ses programmes. Grâce à un partenariat avec un organisme d'aide alimentaire, une serre a été érigée sur le terrain de l'école, et ce sont les élèves qui font office de jardiniers.

Le programme Environnement et agriculture urbaine (EAU) de l’École Louis-Joseph-Papineau est unique au Québec. Axé sur l’environnement et la saine alimentation, il permet aux jeunes qui y sont inscrits de plonger les deux mains dans la terre pour cultiver toutes sortes d’herbes, de légumes et de fruits qui seront vendus au Marché solidaire Saint-Michel. L’école souhaite qu’au terme de leur parcours scolaire, les élèves qui participent au programme puissent obtenir un diplôme d’études professionnelles (DEP) en plus de leur diplôme d’études secondaires (DES).

Par exemple, cet automne, les élèves de première secondaire qui forment la première cohorte du programme EAU ont eu comme mandat de retirer les plants de tomates après les récoltes et de les mettre au compost, une tâche qui peut paraître simple, mais qui a représenté tout un apprentissage pour ces jeunes. Plusieurs n’avaient jamais fait ça, souligne l’enseignante Christine Laniesse.

Déjà, elle constate les bienfaits de cet enseignement sur les jeunes, dont plusieurs viennent de familles défavorisées : Pour eux, sortir au jardin, c’est comme un cadeau. Ils courent partout, ils lâchent leur fou, ça leur fait du bien. Après, quand ils se sont calmés, on se met au travail, et ils écoutent. Ils sont vraiment réceptifs. Quand ils ont eu une feuille de kale dans la main, c’était comme si c’était le Saint-Graal!

La directrice de l’École Louis-Joseph-Papineau, Caroline Claveau, espère que le programme EAU permettra de sensibiliser non seulement les jeunes, mais aussi leur famille à l’importance d’une saine alimentation. Parfois, acheter des fruits et des légumes à l’épicerie, c’est trop coûteux pour une famille, donc elle va s’en tenir à des aliments peu sains, mais qui permettent de se nourrir, dit-elle. On veut permettre à toutes nos familles de comprendre que, la saine alimentation à prix abordable, c’est possible.